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La grand-mère de l’école Lanaudière

Histoire
Photo tirée du livre «Le diocèse de Montréal à la fin du 19ème siècle».
Photo tirée du livre «Le diocèse de Montréal à la fin du 19ème siècle».

Saviez-vous que la belle petite école dédiée aux arts, sur la rue Marie-Anne, avait fait faire sa généalogie. Eh bien oui! On a même trouvé une photo de sa grand-mère.

En effet, cette grande dame qui s’appelait « école Saint-Jean-Berchmans », s’élevait sur la rue Marie-Anne entre les rues Chambord et De Lanaudière. En fait, elle était construite à l’endroit même où se trouve la cour de récréation de l’actuelle petite école. Je le sais, j’étais là quand ils ont construit la nouvelle école; je terminais mes sixième et septième années du cours primaire.

Pendant les travaux de construction, les récréations des élèves se prenaient au beau milieu de la rue Chambord, qui était fermée par des barrières pour l’occasion. Je le sais, j’étais brigadier scolaire, avec la ceinture blanche et le brassard.

Les frères de l’instruction chrétienne (avec leur devise Dieu Seul) s’occupaient de l’enseignement avec l’appui de plusieurs professeurs laïcs. Ils demeuraient dans la partie est du bâtiment. Les frères organisaient le fameux festival d’hiver avec la grande patinoire dont ils s’assuraient de la qualité de la glace nuit et jour. On l’a-tu grattée cette patinoire!

En fait, je dis grand-mère, mais je devrais plutôt dire la mère, puisque c’est elle qui a précédé la nouvelle petite école. En réalité, c’est encore plus compliqué.

L’école Saint-Jean-Berchmans a changé de nom pour celui de « Saint-Charles-Garnier ». Plus tard, elle a encore changé de nom pour devenir « De Lanaudière ». Le reste est de l’histoire connue, puisqu’il a bien fallu un jour se résigner à la démolir afin d’offrir un lieu plus compatible avec les standards modernes.

Adieu ma belle vieille école avec tes planchers qui craquent, tes grands tableaux noirs faits de grandes plaques d’ardoise et ton fabuleux festival d’hiver, où j’ai reçu ma première rondelle dans la figure, y laissant une petite cicatrice que j’ai toujours et qui me rappelle mes brefs exploits de défenseur au hockey.

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