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Nouvelle dynamique au festival Vue sur la Relève

Culture
Sarah Labelle, directrice artistique et coordonatrice générale (photo : Nathalie Choquette)
Sarah Labelle, directrice artistique et coordonatrice générale (photo : Nathalie Choquette)

La fondatrice Marie-André Thollon a passé le flambeau à son ancienne adjointe, Sarah Labelle, 26 ans, maintenant directrice artistique et coordonnatrice générale.

Depuis maintenant 23 ans, le festival Vue sur la Relève opère comme un tremplin pour la relève artistique. À ses débuts, le festival était une des seules plateformes permettant de promouvoir les artistes de la relève. Depuis quelques années, les festivals de musique, de théâtre et d’arts de la scène se sont multipliés. Distorsion, Duluth en’ Arts, Syli d’Or, Festival de théâtre anarchiste : l’offre culturelle à Montréal et particulièrement sur le Plateau s’est considérablement enrichie.

« Avec les années et l’apparition de nouveaux tremplins pour la relève, le public a commencé à perdre de vue notre festival, explique Sarah Labelle. En tant que directrice artistique, je me donne pour mission de permettre à Vue sur la Relève de retrouver ses lettres de noblesse. » Sarah Labelle compte donner une nouvelle couleur au festival. « Une fois cette édition terminée, nous allons entrer dans une phase de planification stratégique pour l’année prochaine », explique-t-elle.

Quelques ajustements ont d’ailleurs été effectués pour cette édition. « Nous avons décalé le festival d’un mois pour qu’il se tienne en mai au lieu d’avril, explique la jeune directrice. Nous pouvons maintenant aller chercher un public d’étudiants qui est normalement en fin de session! » Par ailleurs, le festival s’installe pour la première fois à la Place des Arts pour un spectacle d’extérieur – si la météo l’autorise – le vendredi 12 mai.

Conte-moi une histoire

Le Divan Orange accueille, quant à lui, une bonne partie de la programmation musicale, dont le spectacle-vitrine d’ouverture du 8 mai, où plusieurs groupes se sont produits. Entre deux morceaux du groupe de jazz éthéré SHPIK, deux conteurs et leur violoniste assise sur le comptoir du bar-spectacle ont raconté l’histoire d’un homme qui cherchait la lune. Le public s’est progressivement assis en indien pour écouter la performance du groupe de conteurs La Tribu d’Éperdus.

Benoit et Samuel de La Tribu D'Éperdus (photo : Nathalie Choquette)

Benoit Loyer et Samuel Bleau de La Tribu D’Éperdus (photo : Nathalie Choquette)

« Le conte en 2017, ça vient avec la scène, explique Samuel Bleau, membre de La Tribu d’Éperdus. Grâce à des artistes comme Fred Pellerin, ça devient de plus en plus une forme artistique établie ». Le conte sort ainsi des chambres d’enfants pour venir à la rencontre de différents publics. « Celui que nous avons narré est pour nous un passe-partout, raconte Benoit Loyer, le second conteur. Nous pouvons tant le jouer sur scène, sur le plancher des vaches, dans un bar, dans un marché. Peu importe l’endroit où nous nous trouvons, nous aimons dynamiser nos contes. »

Originaires de Valleyfield, les membres de la Tribu d’Éperdus, formée en 2008, participent pour leur première fois au festival. Ils se considèrent maintenant comme faisant partie de la relève artistique. « Pour nous, participer à Vue sur la Relève, c’est très, très… -je cherche un mot sophistiqué-, c’est très cool, explique Benoit Loyer, avec un sourire. C’est une belle plateforme, un beau festival, mais c’est surtout un encadrement et une visibilité, en plus des ateliers et rencontres professionnelles que propose le festival. »

Le festival Vue sur la Relève se tient du 9 mai au 20 mai au Divan Orange, au Monument-National et à la Maison de la Culture Mercier. Pour plus d’information sur la programmation, consulter le site internet du festival.

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