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Parc La Fontaine : milliers de visiteurs, milliers de défis

Environnement
parc La Fontaine
Le parc La Fontaine fait face à plusieurs défis, comme de partager son environnement avec les automobilistes et posséder un aménagement avec des espaces à usage restreint. (photo : Gracieuseté — Avenir Parc La Fontaine)

Le regroupement Avenir Parc La Fontaine a publié un mémoire citoyen le 26 avril dernier visant à partager neuf propositions pour « contribuer à la conservation et la protection du parc La Fontaine.»

Le mémoire de 32 pages intitulé « Visions pour l’avenir du parc La Fontaine » a été rédigé par une dizaine de citoyens du Plateau-Mont-Royal, soucieux de participer à la préservation du parc.

« Il y a eu des consultations citoyennes pour l’élaboration d’un plan directeur par la Ville de Montréal pour le parc La Fontaine à la fin de l’été 2016 à laquelle on a participé. On a ensuite déposé un mémoire sur les améliorations, les enjeux et sur ce à quoi correspondait le parc selon nous » explique Tommy Tremblay, président du regroupement Avenir Parc La Fontaine.

Les neuf propositions touchent les piétons et les cyclistes, les étangs et la fontaine, les sentiers et ligne de désirs, les bâtiments, la protection et l’entretient et les instances de concertations du parc, pour ne nommer que ceux-là. C’est toutefois l’étendue du parc qui s’avère le « défi le plus pressant », estime M.Tremblay.

Réunifier le parc

« Le parc a été grugé en bordure par les routes, les passages et les stationnements pour des questions de fonctionnalité. Mais ils prennent de plus en plus de place et ça commence à miner le parc en lui-même », témoigne-t-il en spécifiant qu’il existe 800 espaces de stationnement au sein du parc La Fontaine.

À cet effet, le mémoire propose entre autres d’éliminer des espaces de stationnements en périphérie de même que celui adjacent au centre Calixa-Lavallée, d’éliminer les bretelles Rachel et Cherrier, de réserver les espaces de stationnement pour les usagers du parc et de les rendre payants, en plus de fermer la voie de circulation automobile et de transport en commun sur l’avenue Émile-Duployé pour favoriser « la réunification du parc ».

« C’est facile d’installer un stationnement dans un parc. C’est un espace qui peut être facilement occupé à peu de coûts. Il n’y a personne qui agit de mauvaise foi, mais tout ça se fait parce qu’il n’y a pas de réflexions sur les principes directeurs pour le parc ; d’où l’importance du processus dans lequel on est présentement », note le président du regroupement en parlant d’un besoin pour les citoyens de se « réapproprier le parc ».

Réaménagement

Selon M. Tremblay, les espaces à usage restreint comme le Théâtre de verdure, le terrain de soccer et les terrains de balle et de tennis devraient être réévalués puisqu’ils ne sont utilisés que les soirs et les fins de semaine pendant l’été.

« Ils ne sont pas autrement accessibles, et leur accès est interdit. Les périodes d’occupation ne justifient pas selon nous l’occupation exclusive d’une aussi grande surface du parc », précise le mémoire qui prône des « lieux ouverts » et « polyvalents ».

« Ce n’est pas toujours facile de savoir comment développer un parc. Il y a plusieurs personnes qui ont des visions différentes et notre objectif est de voir comment ces différentes visions peuvent se rencontrer pour élaborer un projet commun », fait valoir le président du regroupement.

Parc de quartier ou grand parc?

C’est d’autant plus que les usagers sont multiples et viennent de partout à travers la métropole ; en voiture, à pied, à vélo ou en transport en commun. Le parc La Fontaine possède la particularité d’être un grand parc montréalais, mais fortement lié à un quartier. Il est ainsi difficile de savoir qui sont les principaux concernés par son avenir.

« C’est important que ça soit un parc pour tous les Montréalais, pour les gens qui viennent de l’extérieur et même de l’Europe et des États-Unis qui veulent le découvrir comme facette de la ville. Mais il faut aussi être capable de montrer qu’être un parc Montréalais, c’est aussi de favoriser une certaine proximité et d’être un parc de quartier », partage M. Tremblay.

Pour lui, le parc La Fontaine « contribue à une ville où il fait bon vivre » et c’est pourquoi il est important de développer une vision commune à son égard.

Le plan directeur qui guidera les interventions de la Ville dans le parc au cours des vingt prochaines années sera connu au courant de l’année 2018. Le rapport final de la consultation citoyenne peut être consulté à l’adresse suivante : http://www.realisonsmtl.ca/parclafontaine

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