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Passages à niveau : Ottawa rejette le projet de loi du NPD

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Les résidents du Mile-End et de La Petite-Patrie devront se résigner à faire des détours pour contourner la voie ferrée du Canadien Pacifique s’ils veulent passer d’un quartier à l’autre. (photo : Gracieuseté — Simon Van Vliet)

Les libéraux rejettent le projet de loi C-322 visant à faciliter la construction de passages à niveau permettant de traverser les voies ferrées.

Au total, 245 députés libéraux et conservateurs sur 291 ont voté contre le projet de loi déposé en novembre dernier par la députée néodémocrate de Laurier-Sainte-Marie, Hélène Laverdière. Rappelons que, à ce moment, le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, avait qualifié celui-ci de « pas nécessaire ».

La députée de Laurier-Sainte-Marie estime qu’il y aurait entre six et neuf endroits à Montréal où la construction de passages à niveau s’impose. Parmi ceux-ci, on compte la voie ferrée du Canadien Pacifique située entre le passage Henri-Julien et le Champ des possibles. C’est notamment à cet endroit que Hélène Laverdière avait présenté le projet de loi.

« Ça fait 30 ans que les Montréalais réclament cette mesure et malgré tous les morts et blessés au fil des ans, ni Marc Garneau ni les députés libéraux de Montréal se tiennent debout contre le Canadien Pacifique », a écrit le député de Rosemont-La Petite-Patrie, Alexandre Boulerice, sur sa page Facebook à la suite du vote qui s’est tenu le 17 mai dernier.

À cet effet, M. Boulerice avait lancé une pétition pour réclamer des traverses dans l’arrondissement sur les rues Cartier et Dandurand, sur l’avenue Henri-Julien et la rue des Carrières ainsi que sur les rues Saint-Dominique et Bernard. À ce jour, plus de 3 400 signatures ont été récoltées.

Rejet du Canadien Pacifique

De son côté, le Canadien Pacifique rejette l’aménagement de ces traverses depuis 25 ans. Des élus locaux sont intervenus à plusieurs reprises auprès de la société ferroviaire, mais sans succès.

Le ministre des Transports est autorisé à fermer un passage à niveau, mais ne peut en ordonner la construction. Le projet de loi C-322 visait donc à autoriser le ministre à exiger la construction d’un franchissement routier pour assurer la sécurité des citoyens et la fluidité du transport.

Le rejet du projet décevra de nombreux résidents du Plateau et de Rosemont-La Petite-Patrie, qui devront continuer à faire un détour par le tunnel Rosemont pour contourner la voie ferrée s’ils veulent passer d’un quartier à l’autre. Un piéton pris à traverser les rails du chemin de fer peut se voir octroyer une amende de 144 $.

Selon les chiffres du Nouveau Parti démocratique (NPD), jusqu’à 500 passages non protégés se feraient à Montréal au cours d’une journée.

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