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Quoi de mieux que le Mile-End pour Ulule ?

Économie
Ulule
La plateforme de sociofinancement Ulule emménage dans un nouvel espace collaboratif sur le boulevard Saint-Laurent. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

La plateforme de sociofinancement française Ulule emménage dans un nouvel espace collaboratif sur le boulevard Saint-Laurent, en plein coeur du Mile-End.

L’équipe a quitté ses bureaux à l’Esplanade pour loger, depuis la mi-janvier, dans un nouvel espace collaboratif de 250 m² situé au 5248, boulevard Saint-Laurent. La soirée de lancement, qui a accueilli pas moins de 350 personnes, s’est tenue le 4 mai au soir afin de leur laisser le temps de s’installer.

Le fondateur de la start-up HardBacon, Julien Brault (gauche), et le cofondateur de Ulule, Alexandre Boucherot (droite), lors de la soirée de lancement. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

Le lieu se veut un « espace participatif trois en un ». Il accueille Ulule, mais aussi de nombreux porteurs de projets qui sont en phase de lancement et diverses soirées événementielles pour favoriser le réseautage.

Pour le président et cofondateur de Ulule, Alexandre Boucherot, il était tout naturel de venir s’installer « sur la Main. »

« Ça nous donne l’occasion de nous adresser aux communautés du Plateau et du Mile-End certes, mais aussi aux communautés de tout Montréal. On a choisi cet endroit parce qu’on sait qu’il y a beaucoup de créativité et d’émulation. Ça correspondait bien à ce qu’on avait le goût de produire dans cet espace », raconte-t-il devant le fameux « 5248 », comme il l’appelle.

Le vent dans les voiles

Fondé en 2010 par M. Boucherot et Thomas Grange, Ulule n’a pas perdu de temps avant de s’inscrire comme référence dans le domaine du sociofinancement — ou « crowndfunding » pour ceux qui sont plus familiers avec le terme anglophone. La plateforme a fait ses balbutiements à Paris, mais s’est rapidement envolée à Barcelone, puis à Montréal en 2015 avec le partenariat de la Banque Nationale. Encore une fois, avec les bonnes relations qui lient le Québec et la France, il allait de soi que le cofondateur allait finir par s’installer dans la métropole.

« On avait déjà des projets à Montréal et au Québec, mais c’était aussi une belle façon de comprendre les spécificités du Canada et les spécificités de l’Amérique du Nord. Concernant Montréal, c’était vraiment pour son côté multilingue. C’est quelque chose qui nous excite et qui nous semble être une bonne entrée en matière pour aborder des questions plus larges en Amérique du Nord », témoigne Alexandre Boucherot.

Désormais, il aspire à faire de Montréal le Quartier général de Ulule en Amérique du Nord.

Vitesse grand V

Avec l’effervescence du sociofinancement, Ulule.com doit faire face à plusieurs compétiteurs. Parmi ceux-ci, on compte entre autres Haricot.ca, qui est la première plateforme à avoir vu le jour au Québec, le leader européen KissKissBankBank et le leader mondial KickStarter.

« Ce qui nous distingue, c’est l’accompagnement qu’on offre à nos partenaires, aux créateurs de projets et aux entrepreneurs dans leur campagne. On leur donne les bons outils. Globalement, les projets réussissent mieux sur Ulule que sur les autres plateformes, sans dire que ces derniers ne sont pas bons. On distribue l’expérience et l’expertise qu’on possède sur plusieurs milliers de projets aux créateurs et aux entrepreneurs pour leur donner le meilleur taux de succès. On leur permet également d’adresser leur projet au niveau local, mais aussi à l’international quand ça fait du sens »,

Entre 2016 et 2017, le nombre de projets financés par Ulule a presque doublé au Québec et atteint désormais 150. C’est sans compter les projets franco-québécois qui ont été administrés en France. Au total, le chiffre grimpe à 17 000 projets avec un taux de succès de 70%.

Tel le cri d’une chouette, d’où le nom et l’insigne de Ulule, les fondateurs de la plateforme entendent avoir des répercussions positives et une vision précise.

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