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Diminution des plaintes à l’Ombudsman en 2016

Élus, politique, Vie de quartier
Le déneigement n'a fait l'objet que d'une seule plainte à l'ombudsman cette année.
Le déneigement n’a fait l’objet que d’une seule plainte à l’ombudsman cette année. (photo d’archives : Simon Van Vliet)

Le nombre de plaintes à l’Ombudsman a diminué d’environ 25 % sur le Plateau l’an dernier, même si l’arrondissement figure parmi les plus interpellés.

« Ça veut dire qu’on est sur la bonne voie », se réjouit l’ombudsman en titre, Me Johanne Savard.

Depuis 13 ans, son bureau veille au respect des droits municipaux établis dans la Charte montréalaise des droits et responsabilités. L’ombudsman offre également un dernier recours pour des citoyens qui s’estiment lésés par des décisions ou des actions des autorités municipales ou de sociétés paramunicipales.

Tendance à la baisse, malgré le nombre élevé de plaintes

Dans son rapport annuel déposé cette semaine, l’ombudsman constate qu’après un sommet de 104 plaintes reçues en 2015, l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal a fait l’objet de 75 plaintes en 2016. De ce nombre, 11 ont mené à des enquêtes approfondies et 3 à des enquêtes sommaires.

Malgré cette diminution, l’arrondissement vient tout de même au deuxième rang des arrondissements les plus interpellés, après Rosemont-La-Petite-Patrie. « Le nombre de plaintes, ça témoigne d’une certaine insatisfaction », note l’ombudsman qui souligne cependant des facteurs comme la densité et la mixité des usages présents sur le Plateau créent un environnement propice aux plaintes.

« On a des citoyens très engagés qui savent faire valoir leurs droits », analyse pour sa part le conseiller de ville du district Jeanne-Mance Alex Norris qui se réjouit ailleurs constater une tendance « favorable » à la diminution du nombre de plaintes.

Des résultats… qui se font parfois attendre!

Si le délai moyen de traitement des plaintes est assez rapide, soit entre 16 et 30 jours ouvrables en moyenne selon le rapport, certaines plaintes prennent des mois, voire des années à se régler.

Par exemple, une plainte logée en 2014 concernant l’état de dégradation de la chaussée sur Rachel causant des vibrations dans une résidence lors du passage de véhicules a pris près de deux ans à se régler.

L’intervention de l’ombudsman auprès de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal et du Service des infrastructures, de la voirie et des transports de la Ville de Montréal a porté fruit. Mais il aura fallu attendre pas moins 512 jours après le dépôt de la plainte pour que les travaux de resurfaçage de la chaussée soient complétés.

Changer les choses un dossier à la fois

Le dossier de la rue Rachel est tout de même cité en exemple dans le rapport intitulé le Pouvoir de changer les choses.

« Pour nous, une plainte c’est souvent un prétexte pour régler un problème systémique », explique Johanne Savard qui souligne que les dossiers qu’on soumet à son bureau sont « de plus en plus complexes ».

Les services de l’ombudsman sont gratuits et confidentiels. Les plaintes peuvent être formulées en ligne.

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