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Plein feux sur le débat public au Cinéma sous les étoiles

Culture
Mettant en vedette des films documentaires à caractère sociopolitique, réalisé par des gens d'ici et d'ailleurs, le Cinéma sous les étoiles s'inscrit dans une volonté de faire découvrir le cinéma engagé à un large public.
Mettant en vedette des films documentaires à caractère sociopolitique, réalisé par des gens d’ici et d’ailleurs, le Cinéma sous les étoiles s’inscrit dans une volonté de faire découvrir le cinéma engagé à un large public. (photo tirée de la page facebook de l’organisme)

Depuis la fin juin et jusqu’au 9 septembre, la huitième saison du Cinéma sous les étoiles bat son plein dans les parcs de Montréal.

Lancée le 28 juin sous le thème « Éclairer le débat public », cette nouvelle édition du Cinéma sous les étoiles (CSE) comporte plusieurs nouveautés, dont une série d’événements spéciaux… ainsi que des projections à Longueuil et Val David!

Le grand écran pour tout le monde

Le projet, initié en 2010 par la coopérative de travail Funambules médias en collaboration avec l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, a fait du chemin. « C’était tout nouveau. On était assez pionniers », se souvient le coordonnateur du Cinéma sous les étoiles et preneur/monteur sonore, Nicolas Goyette.

Funambules médias était loin de se douter que son idée initiale d’organiser une modeste série d’une dizaine de projections extérieures gratuites dans le parc Laurier allait prendre tant d’ampleur. La programmation de cette année ne compte pas moins de 72 projections dans 23 lieux à Montréal, indique Nicolas Goyette. Au total, ces projections devraient attirer environ 12 000 personnes, estime le coordonnateur du CSE.

Un festival du film engagé?

« On est rendu en partie comme un festival de films », souligne-t-il en parlant des compétitions de courts métrages qui font maintenant partie intégrante de la programmation annuelle de l’événement. Mettant en vedette des films documentaires à caractère sociopolitique, réalisés par des gens d’ici et d’ailleurs, le CSE s’inscrit dans une volonté de faire découvrir le cinéma engagé à un large public.

« Ça permet de créer un lieu d’échange. Ça permet une certaine réappropriation de l’espace public », explique Nicolas Goyette. Qui plus est, le documentaire social permet de mettre en lumière des enjeux d’actualité locale ou internationale et de les éclairer sous un jour nouveau. « Il y a un appétit pour ça », insiste le coordonnateur de l’événement qui ajoute que la programmation du CSE cherche à trouver un équilibre entre les films « grand public » et le « cinéma guérilla ».

Premières mondiales et soirées spéciales

Le CSE ne se contente pas de diffuser des films qu’on ne verrait pas en salle. Il cherche à rendre accessibles des œuvres au public montréalais. « On a beaucoup sous-titré de films cette année », note Nicolas Goyette qui précise que cinq films sont présentés en première mondiale avec sous-titres français dans l’édition 2017 du CSE, dont le film d’ouverture de la saison RISK, ainsi que les films DO NOT RESIST, AWAKE, A DREAM FROM STANDING ROCK, THE ANTIFASCIST et WHITE LIKE ME.

Le CSE sera par ailleurs le théâtre de plusieurs événements spéciaux, comme la 10e édition de Courts critiques qui se tiendra ce mercredi (26 juillet) au parc Laurier. L’événement, qui met en valeur le travail des vidéastes et d’artistes engagés, sera d’ailleurs précédé d’un BBQ pour le 10e anniversaire des Alters-citoyens, un média indépendant qui se spécialise dans la réalisation de capsules vidéos engagées donnant la parole aux citoyennes et citoyens sur divers enjeux sociaux et politiques.

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