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Le retour des beaux jours pour Prince-Arthur?

Économie, Transport
En plus d'un réaménagement physique drastique, tout a été pensé jusque dans les moindres détails pour améliorer le cadre de la rue : une vingtaine d'arbres ont été plantés, des poubelles à compaction ont été installées, du mobilier urbain a été installé, des bacs à fleur ont été offerts aux commerçants.
En plus d’un réaménagement physique drastique, tout a été pensé jusque dans les moindres détails pour améliorer le cadre de la rue : une vingtaine d’arbres ont été plantés, des poubelles à compaction ont été installées, du mobilier urbain a été installé, des bacs à fleur ont été offerts aux commerçants. (photo : Simon Van Vliet)

Entièrement repensée depuis deux ans, la première rue piétonne de Montréal est en voie de redevenir la rue emblématique qu’elle a été autrefois.

Première rue piétonne, première rue de terrasses, première rue des restaurants apportez votre vin, Prince-Arthur Est « est la rue qui a redéfini Montréal », rappelle la conseillère d’arrondissement du district Jeanne-Mance, Christine Gosselin. Rencontrée à la terrasse du Café Mezcal, celle qui a piloté le dossier du réaménagement de la rue regarde avec fierté le travail accompli.

Une requalification à la hauteur du potentiel de la rue

« La rue était dévastée », lance Christine Gosselin qui souligne qu’avec un budget de 4 millions de dollars, dont 2 millions provenant du budget d’infrastructures du 375e anniversaire de la Ville de Montréal, l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal a misé gros sur la relance de la Prince-Arthur.

« On a requalifié une rue mythique de Montréal », se félicite la conseillère. Arpentant la rue de la « portion champêtre » adjacente au carré Saint-Louis à la « portion urbaine » bordant le boulevard Saint-Laurent, Christine Gosselin constate le chemin parcouru. Si quelques locaux demeurent vacants, plusieurs nouveaux commerces ont ouvert leurs portes ou sont sur le point de le faire.

« Il y a des commerces qui n’avaient plus nécessairement leur raison d’être », avance Laurent Richer, gérant du Café 45 dont l’ouverture est prévue la semaine prochaine au coin de Coloniale. Dans tous les cas, ce ne sont « pas les travaux qui ont fait qu’ils sont partis », tranche le gérant du nouveau café qui dit d’ailleurs déjà constater la reprise de la rue.

Après la pluie, le beau temps

« Il y a beaucoup de gens qui déambulent », confirme, Leonardo Nieto, propriétaire du restaurant O Noir qui abonde dans le même sens que son futur voisin d’en face. « Il ne faut pas tout attribuer à un seul facteur », insiste celui qui est également président de l’Association des commerçants Prince-Arthur.

S’il a été par moment critique du projet de réaménagement, Leonardo Nieto estime que le renouveau va « redonner une chance à la rue » qui en avait bien besoin.

Le diable dans les détails?

En plus d’un réaménagement physique drastique, tout a été pensé jusque dans les moindres détails pour améliorer le cadre de la rue : une vingtaine d’arbres ont été plantés, des poubelles à compaction ont été installées, du mobilier urbain a été installé, des bacs à fleurs ont été offerts aux commerçants. Si certains détails achoppent encore, comme la question de l’ancrage des parasols sur les nouvelles terrasses situées au centre de l’allée, tout semble en place pour assurer le succès de Prince-Arthur.

« On n’achève pas ça en quelques jours, en quelques mois » lance Leo Nieto qui maintient que l’aménagement actuel, même inachevé, est déjà « 1000 fois mieux » que l’ancien. Christine Gosselin reconnait qu’il reste quelques ajustements à faire, notamment le raccordement de la nouvelle pompe de la fontaine qui permettra de retirer une vieille colonne Morris et terminer l’aménagement paysager d’une dernière plate-bande encore en friche.

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