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Index Copenhagenize : Montréal reste en selle, le Plateau montre la voie

Transport
L'index Copenhagenize analyse une quinzaine de critères, dont le développement des infrastructures cyclables. Ici, la nouvelle piste quatre saison de la rue Mentana.
L’index Copenhagenize analyse une quinzaine de critères, dont le développement des infrastructures cyclables. Ici, la nouvelle piste quatre saison de la rue Mentana. (photo d’archives : Simon Van Vliet)

Seule ville américaine au classement, Montréal se maintient en vingtième et dernière place de l’index Cophenagenize des « villes amies du vélo ».

Après avoir brièvement atteint le top 10 de l’index biennal réalisé par l’équipe de Copenhagenize Design depuis 2011, Montréal se retrouve désormais en queue de peloton. « Seule représentante nord-américaine, Montréal s’accroche avec ténacité au 20e rang », peut-on lire dans la présentation de l’index publié au début de l’été, signée par le PDG de Copenhagenize, Mikael Colville-Andersen, surnommé le « pape du vélo ».

L’index Copenhagenize analyse une quinzaine de critères, dont le développement des infrastructures cyclables, mais également le sentiment de sécurité, l’accroissement de la part modale du vélo depuis 2006, l’usage du vélo selon le genre et le fonctionnement des programmes de vélo-partage.

Après le pot, les fleurs

Le déclassement de Montréal en 2015 avait piqué au vif le maire Denis Coderre qui n’avait pas digéré le « manque de volonté politique » dont on l’accusait à l’époque. Sur Twitter, le maire Coderre avait insinué que des liens d’amitié liant le maire de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez (qui était à l’époque chef intérimaire de Projet Montréal), et Mikael Colville-Andersen, biaisaient l’analyse en faveur du Plateau.

Deux ans plus tard, la Ville de Montréal accueille plus favorablement le classement 2017 qui indique que l’administration Coderre « commence à mettre en action ses paroles » et qui salue le leadership du responsable du vélo au comité exécutif de la Ville de Montréal et élu de Rosemont — La-Petite-Patrie, Marc-André Gadoury. Selon l’analyse de Copenhagenize, la ville suit « lentement mais sûrement » l’exemple du Plateau qui montre la voie depuis quelques années avec sa « vision politique claire ».

La culture cycliste progresse

Bien qu’elle souligne que l’index Copenhagenize est loin d’être une recherche scientifique, la PDG de Vélo Québec, Suzanne Lareau, confirme que la culture cycliste progresse à Montréal. Selon la dernière version de l’étude quinquennale menée par Vélo Québec, le Plateau demeure d’ailleurs le champion incontesté du vélo urbain. « Ça reste le quartier à Montréal qui est le plus cyclable », affirme celle qui travaille sans relâche au développement d’une culture et d’une infrastructure du vélo au Québec.

« En ce moment, l’entité administrative qui met le plus d’argent dans les infrastructures cyclables, c’est la Ville de Montréal », précise par ailleurs Suzanne Lareau qui ajoute que la Ville de Montréal a décidé, dans la foulée des consultations sur la cohabitation entre cyclistes et poids lourds, de financer le programme cycliste averti de Vélo Québec.

« Malgré une culture nord-américaine de l’auto qui est assez forte, on a réussi à développer une culture du vélo », se réjouit le responsable du vélo au comité exécutif de la Ville de Montréal, Marc-André Gadoury. « C’est la communauté en entier qui fait ce classement », souligne l’élu qui est par ailleurs candidat d’Équipe Coderre à la mairie de Rosemont — La-Petite-Patrie.

 

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