Publicité

L’avenue du Mont-Royal se refait une beauté

Histoire
Dans les années 1960, le supermarché « Dionne » se voulait un compétiteur de Steinberg’s. (Photo: BaNQ)

Au sortir d’un événement de vente-trottoir qui semble avoir battu des records de popularité, voici des vieilles nouvelles de notre bonne vieille rue Mont-Royal.

En 1970, ce n’était pas juste l’époque du  « Flower Power » et des pantalons pattes d’éléphants; c’était surtout la période où Montréal voulait rattraper le temps perdu après avoir connu la fébrilité d’Expo 67.

Au moment où le festival de Woodstock range à peine ses décibels et ses odeurs de fumée d’herbes médicinales; le Québec tout  entier chante « C’est le début d’un temps nouveau » .  Ah ! les années 1970 !

Une « session de photographie » , comme dit la légende. Aujourd’hui, au quarantième anniversaire de la Loi 101, on dirait un … »shooting photo ». Le temps passe ! (Source: BaNQ)

Pendant ce temps, le Plateau ne veut pas être en reste et il emboîte le pas en réclamant que la Ville de Montréal fasse quelque chose pour aider à la relance de son artère commerciale fétiche.

L’avenue du Mont-Royal se remet difficilement d’une longue séquence de travaux d’infrastructures qui a éventré la rue pendant de nombreux mois; et de nombreux commerces en ont souffert.

On élabore donc un ambitieux programmes de rajeunissement de l’avenue.  On propose un mail piétonnier.  Toutefois, les réticences sont nombreuses et bien que les commerçants souhaitent un geste fort, ils hésitent malgré tout à ce que l’on ferme la rue au complet.  La présence de l’automobile a toujours été considérée comme essentielle  au bon déroulement des affaires.  Il faut également penser aux transports collectifs qui sont importants pour une large partie des résidents et on ne peut vraiment se priver d’une ligne d’autobus relativement bien fréquentée.

(Source: BaNQ)

On opte donc pour un moyen terme avec un mail qui laissera circuler autobus et taxis.  Les trottoirs existants sont élargis à l’aide de traverses de chemins de fer et l’ajout de nombreux bacs de plantation mettent un peu de verdure dans la rue.

Il faut dire que dans sa facture originale, l’avenue du Mont-Royal ne possède pas de verdure et offre l’image traditionnelle d’une rue commerciale tout en béton.  Le projet propose également du mobilier urbain qui consiste en cubicules faisant office de bancs.

L’essai se prolonge même en hiver et la belle photo de Pierre McCann nous montre une avenue Mont-Royal sous la neige et qui brille de tous ses feux de néons.  Le « Mail Mont-Royal » nous présente quelques commerces qui ont eu pignon sur rue pendant de nombreuses années.

« Audet » un magasin de meubles; « Lemieux » un magasin de mode pour dames; « Grover’s » un magasin de mode pour hommes et garçons; « Greenberg’s » un autre magasin de « linge »; « A.Gasco », un magasin de mode pour homme; les « draperies DuBeau »; etc.

Les photos qui ouvrent la chronique nous montrent le supermarché « Dionne » qui se voulait un compétiteur de Steinberg’s.  L’emplacememt est occupé aujourd’hui par une grande chaîne de pharmacie.  Une autre succursale Dionne angle Berri est également remplacée aujourd’hui par une autre succursale de cette même chaîne de pharmacie.  Le magasin Jeanne Rose est aujourd’hui occupé par un commerce de sandwiches bien connu.

Le bowling qui occupe l’étage du Dionne est aujourd’hui occupé par une clinique médicale.

Alors dites-vous bien que lorsque vous êtes assis  en attendant votre rendez-vous, vous êtes peut-être assis entre l’allée 5 et la 6; et que vous pourriez faire partie du prochain abat du quilleur qui s’élance au même moment.  Vous êtes sauvés par le fait que vous n’êtes pas dans le même espace temps.

Quant au commerce qui occupait le local à la droite de la Banque Provinciale, il s’appelait « La Charcutière ».  Il était l’ancêtre de tous les bons commerces de bouche que l’on retrouve maintenant sur l’avenue.  Les plus vieux s’en souviendront.

Vos commentaires
loading...