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Culture, Économie
La croissance constante du tourisme international n’est pas sans conséquence, notamment pour des des sites du patrimoine mondial de l’humanité, comme le Machu Picchu au Pérou.
La croissance constante du tourisme international n’est pas sans conséquence, notamment pour des sites du patrimoine mondial de l’humanité, comme le Machu Picchu au Pérou. (photo d’archives : Simon Van Vliet)

Le tourisme durable peut-il atténuer les impacts humains et environnementaux du tourisme international qui connaît une progression constante depuis 60 ans?

« L’offre, pour l’instant, est vraiment limitée », observe Florine Dambakizi, responsable des communications et du marketing chez Passion Terre, une petite agence établie dans l’édifice Air Transat situé à l’angle de l’avenue du Parc et de la rue Léo-Parizeau.

Tourisme responsable : de l’idée à la pratique

Bien qu’on entende de plus en plus parler d’écotourisme, de tourisme solidaire, de tourisme équitable ou de tourisme responsable, rares sont les agences touristiques spécialisées dans le tourisme durable. Myriam Corbeil, chargée de projets en connaissance stratégique à l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et éco-conseillère au service de la recherche chez Tourisme Montréal, confirme que Passion Terre est l’unique membre de Tourisme Montréal qui se spécialise dans ce secteur.

« On voit qu’il y a une tendance », note Myriam Corbeil qui souligne que les touristes se disent de plus en plus sensibles aux enjeux environnementaux. Elle ajoute que les études sur le sujet montrent toutefois une certaine contradiction entre les principes affichés par les touristes et leurs pratiques en voyage. « Les touristes veulent des hôtels durables, mais ne veulent pas faire de compromis sur leur confort », résume l’éco-conseillère de Tourisme Montréal.

Pour un tourisme respectueux

Ces contradictions ont d’ailleurs été soulevées lors d’un débat radiophonique entre plusieurs spécialistes québécois du tourisme en début d’année, à l’occasion de l’ouverture de l’année internationale du tourisme durable pour le développement décrétée par l’Organisation des Nations Unies. L’industrie touristique demeure associée à des problèmes écologiques, économiques et socioculturels importants, ici et comme à l’étranger. Des nuisances causées par l’essor de l’hébergement touristique illégal dans un quartier comme le Plateau à la dégradation des sites du patrimoine mondial de l’humanité, comme le Machu Picchu au Pérou, la croissance du tourisme n’est pas sans conséquence.

Dans ce contexte, Passion Terre souhaite « promouvoir un tourisme qui se veut respectueux » tant des gens et de l’environnement, explique Florine Dambakizi qui souligne que les circuits proposés, au Québec comme à l’autre bout du monde, sont organisés avec des partenaires locaux engagés dans leur communauté et génèrent des retombées économiques locales. L’entreprise assure également une compensation des émissions de carbone générées par le transport aérien en collaboration avec l’organisme Taking Root qui contribue à la lutte contre déforestation tropicale au Nicaragua.

En plus de proposer des voyages dans des contrées lointaines, Passion Terre propose également des escapades, urbaines et rurales, qui offrent au touriste québécois l’occasion de partir à la « découverte de son propre patrimoine », note Florine Dambakizi. L’une de ces escapades urbaines, destinées principalement aux touristes étrangers qui souhaitent découvrir une autre facette de Montréal, met notamment en vedette le toit vert du Santropol roulant et la terrasse du café Santropol.

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