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Le burlesque s’installe sur Saint-Laurent, samedi

Culture, Commandité
Elias Halwaji, chanteur et animateur de la formation The Continentals. (Photo: page facebook du groupe)

Ceux qui sont assez vieux pour se souvenir du Dean Martin show se sentiront chez eux, samedi, au Bootlegger l’Authentique.

Elias Halwaji s’y produira avec son band The Continentals. Le chanteur et producteur a confié à Pamplemousse.ca que cette formation grandit sans cesse depuis sa fondation, il y a trois ans. The Continentals est formé d’un chanteur (Halwaji), d’un bassiste, d’un pianiste, d’un batteur, d’un trompettiste et d’un tombonniste. Elle offrira différents standards de la musique pop et, surtout, du jazz, comme «Puttin’ On The Ritz» (chanté notamment par Fred Astaire), «Teach Me Tonight» et «Come Dance With Me».

«Ce sera un spectacle de variétés comme dans les années 1950, affirme Halwaji. Il y aura du bon jazz, très serein, mais aussi très énergétique. On y ajoute la performance de deux stand up comics. Il y aura beaucoup d’humour dans la soirée. S’ajoute Natasha Nebula, une performeuse burlesque qui est aussi charmeuse de serpents! Elle fait penser à Selma Hayek dans le film From Dusk Till Dawn. Car elle danse avec son serpent.»

M. Halwaji assure que l’humour prendra beaucoup de place: «On veut que les gens s’amusent tout au long de la soirée.»

Pourquoi Montréal?

Elias Halwaji est né en Californie de parents immigrés de Syrie. Il vit à Montréal depuis une dizaine d’années. «Un matin, un de mes amis me dit qu’il part pour Montréal et me demande si je veux l’accompagner. J’ai pris mes affaires et je suis parti sur le champ. Arrivé ici, je me suis senti très inconfortable. Je n’avais aucun ami, je ne connaissais pas la langue, la culture locale. Je suis resté ici six mois. Et, de plus, c’était l’hiver. Je n’avais jamais vu de neige de ma vie. J’ai eu très froid.»

Il repart près de San Franciso, pour visiter ses parents et, une fois là-bas, prend la décision de ne plus revenir à Montréal: «Mais j’ai rapidement réalisé que tout le monde autour de moi faisait du sur-place dans leur vie. J’ai surtout compris que le malaise que je ressentais à Montréal me permettait d’apprendre des choses, d’évoluer. C’était un inconfort créatif.» Il revient donc chez nous et s’installe pour de bon. «J’ai commencé à bâtir ma vie ici. Je me suis immergé dans la culture locale. Anglophone d’abord, francophone par la suite.»

Il aime Montréal d’abord pour la nourriture, mais aussi pour le nightlife. «Montréal est une ville nocturne. Tout ferme à trois heures du matin ici… Les gens ici sont très beaux, spécialement les femmes, si j’ai le droit de le dire!»

Il a finalement fondé The Continentals «parce que je voulais boire, chanter et porter un tuxedo»!

Natasha Nebula, performeuse burlesque et charmeuse de serpents. (Photo: page Facebook du groupe The Continentals)

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
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