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Un portrait inédit de la réalité du logement étudiant

Immobilier
Encastré entre l'édifice des Dauphins-sur-le parc, construit en 1970, et le Manoir Papineau, construit en 1966, le nouveau bâtiment aura une signature architecturale résolument contemporaine.
Encastré entre l’édifice des Dauphins sur-le parc, construit en 1970, et le Manoir Papineau, construit en 1966, le premier édifice de logement étudiant coopératif développé par UTILE aura une signature architecturale résolument contemporaine. (photo de courtoisie)

Données exclusives sur le logement étudiant sur le Plateau Mont-Royal, extraites des résultats d’un récent sondage brossent un état de situation alarmant.

Selon les données obtenues par Pamplemousse.ce, les locataires étudiants sur le Plateau paient, à logement équivalent, environ 400 $ de plus que le loyer médian montréalais. « Même par rapport au prix payé par les étudiants locataires à Montréal, les loyers étudiants dans le Plateau sont énormes » s’inquiète le coordonnateur général de l’Unité de travail pour l’implantation de logements étudiants (UTILE), Laurent Levesque.

Les données fournies par 1280 répondants sur le Plateau permettent d’établir que la moitié des locataires étudiants paient plus de 1650 $ par mois pour un logement de 5 pièces ou plus, alors que le loyer médian des logements étudiants de même taille à Montréal s’élève à 1225 $. Dans le cas des logements de 4 pièces, le loyer médian des locataires étudiants s’établit à 1200 $ par mois alors que le loyer médian pour les logements étudiants de cette taille est de 870 $.

Le Plateau, un ghetto étudiant?

Ce constat confirme une tendance décelée lors d’un premier coup de sonde, réalisé en 2014, dans le cadre de la première édition du sondage Prospection des habitudes et aspirations résidentielles étudiantes (PHARE). « C’est vraiment propre au Plateau », souligne Laurent Levesque qui avance que cela s’explique, en partie, par le très faible taux d’inoccupation des grands logements dans l’arrondissement. Selon lui, les étudiant, sont de manière générale, prêts à dépenser une plus forte partie de leurs revenus pour se loger et sont capables d’assumer des loyers plus élevés en ayant recours à la colocation.

L’étude menée par l’UTILE auprès de 200 000 étudiants universitaires indique par ailleurs que le Plateau héberge près des 20 % de l’ensemble de locataires étudiants de Montréal, ce qui en fait l’arrondissement avec la plus forte de densité de locataires étudiants ex-aequo avec Côte-des-Neiges (où se trouve les principaux pavillons de l’Université de Montréal et de ses écoles affiliées). Ceci s’explique notamment par le fait que le Ghetto McGill s’y trouve, mais aussi parce que le Plateau est un quartier central qui permet notamment d’accéder facilement au campus de l’UQÀM.

Mesurer les impacts et proposer des solutions 

« Ce n’est pas un enjeu qui existe en silo », fait valoir Laurent Levesque qui souligne que la majorité des locataires étudiants occupent des logements sur le marché privé plutôt que des logements dans des résidences universitaires. C’est pourquoi l’UTILE propose la construction de logements étudiants, notamment afin libérer pour les familles les grands logements occupés en colocation par des locataires étudiants sur le marché privé.

Le premier projet de logement étudiant réalisé par l’UTILE doit d’ailleurs voir le jour dans les prochains mois sur le Plateau.

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