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Au temps des gondoles du parc La Fontaine

Histoire
Les nouvelles tondeuses de la Ville! On voit également la voie de circulation qui traverse le parc et les automobiles qui y sont stationnées. On note aussi les travaux de réfection des deux étangs qui sont en cours et le petit pont qui est disparu. (photo : Archives, Ville de Montréal)
Les nouvelles tondeuses de la Ville! On voit également la voie de circulation qui traverse le parc et les automobiles qui y sont stationnées. On note aussi les travaux de réfection des deux étangs qui sont en cours et le petit pont qui est disparu. (photo : Archives, Ville de Montréal)

Notre chroniqueur historique est en vacances! Idée de ne pas vous laisser sans votre dose hebdomadaire d’histoire du Plateau, nous vous proposons quelques-unes de ses meilleures histoires en reprise.

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La photo estivale du parc La Fontaine qui coiffe cet article nous ramène aux années 1950. Il fait beau et chaud.

C’est l’heure du pique-nique dans l’herbe avant d’aller faire une excursion nautique dans les gondoles du parc, en forme de crocodile. On trouve aussi des canots, pour le plaisir des pagayeurs en mal d’aventures. Ces canots sont depuis longtemps disparus de l’étang du parc. Notre société « moderne », qui recherche toujours plus de sécurité, souhaite se placer à l’abri de tous risques de chavirements. Ceux-ci étaient d’ailleurs réguliers et la bonne humeur régnait alors chez les riverains étendus dans l’herbe, qui regardaient depuis quelques minutes, les coups d’éclat des jeunes matamores, ceux-là même qui sortaient maintenant de l’étang en marchant piteusement dans leurs vêtements détrempés. Certains diraient c’était le bon temps, on s’amusait bien simplement.

La photographie témoigne aussi d’une autre curiosité; une situation qui ne nous effleurerait même pas l’esprit aujourd’hui : de la circulation automobile en plein cœur du parc. En effet, les gens pouvaient depuis la rue Sherbrooke, en face de la bibliothèque centrale (dont les collections ont été intégrées à la Grande bibliothèque), emprunter cette voie qui contournait l’étang sud et se prolongeait vers le nord, jusqu’au carrefour Rachel et Brébeuf.

Au milieu des années 1950, Claude Robillard, le responsable du nouveau service des parcs de la Ville de Montréal, décide de rajeunir et d’embellir ce grand parc. Il va faire disparaître le petit pont des amoureux, le vieux chalet, les grandes serres de la Ville, le vieux zoo et, bien sûr, cette voie de circulation inconvenante dans ce lieu qu’il souhaite concevoir pour le plaisir et le confort des familles.

Pour cette nouvelle édition du parc La Fontaine, il aménagera un grand chalet restaurant, un magnifique « théâtre de verdure » en plein air (1956) et, bien sûr, le fameux « Jardin des Merveilles »; lieu de milliers de souvenirs pour des générations d’enfants. Cet endroit unique offrira un joyeux petit zoo au milieu de la ville, avec des animaux qui illustrent des contes pour enfants bien connus.  Le Jardin des merveilles est inauguré en août 1957; 250 000 personnes s’y rendent dans les deux premiers mois.  Il demeure fournisseur de magnifiques souvenirs jusqu’en 1988, au moment où les animaux sont dispersés dans d’autres zoos (notamment à la ferme Angrignon) et que l’espace est retourné à la verdure du parc.

Nous aurons surement l’occasion d’y revenir.

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Les nouvelles tondeuses de la Ville! On voit également la voie de circulation qui traverse le parc et les automobiles qui y sont stationnées. On note aussi les travaux de réfection des deux étangs qui sont en cours et le petit pont qui est disparu. (photo : Archives, Ville de Montréal)

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