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Vendre avant d’acheter ou acheter avant de vendre?

Immobilier, Commandité
Nous sommes dans un marché de vendeurs. Les délais de vente sont rapides. Les vendeurs ont le beau bout du bâton et choisissent la meilleure offre. (Photo: Maurice Nantel)

Voilà une question que beaucoup de nos clients nous posent et pour laquelle la réponse est : ça dépend.

Cela dépend en général du type de marché immobilier auquel nous faisons face lorsque nous prenons la décision de bouger. Lorsque le marché immobilier est calme, il peut être possible de faire une promesse d’achat conditionnelle à la vente de notre maison. Cela nous permet de négocier un prix à notre avantage, en raison de la rareté des acheteurs et des longs délais de vente. Cela nous donne également du temps, à notre tour en tant que vendeur, pour mesurer l’intérêt des acheteurs à nous faire des offres. Les choses se passent sur une période plus longue, en général de plus de 6 mois, afin que nous puissions nous préparer à déménager.

Dans ce marché, dit d’acheteurs, les prix sont stables. Il y a beaucoup plus de choix de propriété à vendre sur le marché, elles y sont affichées plus longtemps, en raison du nombre d’acheteurs, qui se font plus rares et sont plus timides. C’est souvent le cas, lorsque certains facteurs fondamentaux du marché de l’immobilier sont à la baisse: la confiance qu’ont les consommateurs en l’économie ou quand le taux de chômage est élevé, quand  les gens quittent la ville au profit d’une autre région et bien sûr quand  les taux d’intérêt sont élevés.

Il y a quelques années, en 2011, plusieurs prédisaient un effondrement du marché immobilier à Montréal, en raison de l’offre importante de condos neufs qui arrivaient sur le marché. En effet, tous ces condos ont affecté le marché à la baisse pendant  près de 4 ans. Le temps d’écouler cet inventaire de maisons. Nous avons assisté durant cette période à une stagnation et même à des baisses des prix des condominiums principalement dans  les quartiers  près du Centre-Ville de Montréal. Pendant cette période morose à Montréal, ailleurs au Canada, les villes et les gouvernements mettaient en place des mesures pour calmer les ardeurs de certains marchés, dont Toronto et Vancouver.

Ce qui n’est pas le cas en ce moment! Tous les facteurs sont en place pour que le marché montréalais soit à la hausse : les gens ont confiance en l’économie montréalaise, le taux de chômage est bas, nous affichons un solde migratoire positif et les taux d’intérêt sont toujours raisonnables.

Depuis la fin 2016, les prix sont en hausse et le marché favorise les vendeurs et les maisons se vendent rapidement. Certains segments de maisons, dont les duplex, les triplex  et les maisons unifamiliales reçoivent plusieurs promesses d’achat simultanément, et ce, dès leur apparition sur notre Réseau Centris (MLS).

Il est donc impensable par les temps qui courent, pour quelqu’un qui désire déménager prochainement, envisager de pouvoir acheter sa  nouvelle maison avant d’avoir vendu la sienne. Nous sommes dans un marché de vendeurs. Les délais de vente sont rapides. Les vendeurs ont le beau bout du bâton et choisissent la meilleure offre.

La meilleure nouvelle dans tout cela : Les Montréalais aiment leur ville. Notre ville est remplie de gens qui achètent des maisons pour s’y loger et y rester. C’est le gage d’un marché immobilier sain et durable.

Les opinions émises dans les blogues sont celles de leurs auteurs et non celles de Pamplemousse.ca.
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