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Réseau blanc : des ratés déçoivent les cyclistes d’hiver

Transport
Les attentes à l’égard de l’administration sont élevées, notamment du fait que plusieurs membres influents de l’administration Plante, à commencer par la mairesse elle-même, sont des adeptes du cyclisme urbain, ouvertement sensibles aux besoins et aux réalités spécifiques des cyclistes hivernaux. (photo d’archives : Simon Van Vliet)

La communauté des cyclistes d’hiver garde à l’œil la nouvelle administration dans le dossier du déneigement du réseau.

Le mois dernier, une campagne a été lancée sur les réseaux sociaux pour surveiller la qualité du déneigement des pistes cyclables montréalaises. À l’appel de la Coalition Vélo Montréal et du groupe Facebook Vélo d’hiver Montréal, les cyclistes sont invités à rapporter l’état des pistes à l’aide du mot-clic #réseaublanc.

Des ratés décevants

En début de semaine, plusieurs commentaires faisaient état d’un déneigement inégal sur les divers tronçons du réseau montréalais, notamment sur le Plateau qui comporte des axes est-ouest et nord-sud importants pour les cyclistes d’hiver qui transitent des quartiers périphériques vers le centre-ville ou vice-versa.

Le militant Pierre Rogué ne mâche pas ses mots. « On était arrivés à quelque chose qui commençait à être sérieux », souligne-t-il en faisant valoir que l’administration précédente avait fini par mettre en place une stratégie efficace de déneigement et d’épandage en continu sur les principaux tronçons du réseau blanc afin d’éviter que des accumulations de neige ou de glace au sol ne rendent ces liens cyclables impraticables.

Or, si certains axes étaient adéquatement déneigés en début de semaine, plusieurs tronçons semblaient avoir été négligés durant la fin de semaine.

À qui la faute?

« J’étais sur le réseau aujourd’hui et j’ai constaté les mêmes ratés que vous », écrivait lundi matin la conseillère de Ville du district De Lorimier et responsable des transports actifs au comité exécutif de la Vile de Montréal sur la page du groupe Vélo d’hiver. « C’est assez décevant, je dois bien le dire. Je vais en chercher les raisons et voir à ce qu’un coup de barre soit donné. J’ai comme l’impression qu’il manquait de monde ou des machines », commente l’élue qui est elle-même une cycliste d’hiver aguerrie.

Pierre Rogué se réjouit que Marianne Giguère ait « pris acte » de la situation et salue « l’écoute » dont fait preuve la conseillère à l’égard des critiques, parfois virulentes, formulées par des membres de la communauté cycliste qui demeure mobilisée et très active sur les réseaux sociaux.

Répondre aux attentes… à court et à long terme

« Les attentes sont élevées », observe le militant qui souligne que le fait que plusieurs membres influents de l’administration Plante, à commencer par la mairesse elle-même, sont des adeptes du cyclisme urbain, ouvertement sensibles aux besoins et aux réalités spécifiques des cyclistes hivernaux.

Il ajoute que la participation active et l’appui des militantes et des militants de Projet Montréal à diverses mobilisations cyclistes au cours des dernières années fait en sorte que la communauté cycliste est particulièrement exigeante face à la nouvelle administration.

Pierre Rogué invite donc la Ville de Montréal et les arrondissements à travailler de concert pour rehausser la qualité du réseau blanc afin d’en faire un réseau attrayant et sécuritaire. « Sur le Plateau, ça ne s’est pas fait du jour au lendemain », tempère Pierre Rogué qui reconnait qu’il faut du temps pour que les orientations politiques percolent dans l’appareil municipal.

Entre temps, la vigilance est de mise pour que les ratés observés récemment ne se reproduisent plus, tranche le militant qui entend bien maintenir la pression.

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