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Vignettes, rue Laurier: des artistes à la rescousse

Transport
Michel Rivard et Anne-Marie Cadieux sur la rue Laurier.
Michel Rivard et Anne-Marie Cadieux étaient de la manifestation. (Photo: Stéphane Desjardins)

«Je suis un piéton, un promeneur de chiens, un cycliste et un automobiliste. Mais ce que propose l’administration Ferrandez n’a pas d’allure!»

Ces paroles sont de l’auteur compositeur interprète Michel Rivard, qui habite dans le Plateau. Il était sur les trottoirs lors de la «grève Solidaire» dans le Petit Laurier, ce matin (samedi 30 mai). «La vision utopiste d’une ville sans auto, c’est bien beau, mais ça mène à l’anarchie, reprend-il. On dirait que les élus, le maire Luc Ferrandez en tête, ont une vision manichéenne où les gentils sont les cyclistes et les piétons, et où les méchants sont les commerçants et les automobilistes.»

L’ex-Beau Dommage dénonce la multiplication des pistes cyclables, des sens uniques, des entraves à la circulation de toutes sortes: «Je ne suis pas contre la vision finale des élus mais, dans la réalité, il faut consulter les gens avant d’appliquer de telles mesures. Je pense aux résidents du Plateau. Mais aussi aux clients des professionnels, dentistes, médecins, notaires et autres: on pénalise la population qui vient ici obtenir des services de base. Ils ne viennent pas tous à vélo ou en métro. Les gens arrivent de loin pour fréquenter nos services et nos boutiques. Nos commerçants ne peuvent vivre seulement avec la population locale. Ces boutiques animent le quartier. S’ils ferment, ce sera comme en banlieue. Il faut que M. Ferrandez mette la pédale douce sur sa religion écolo.»

Anne-Marie Cadieux demande qu’on se parle

La comédienne Anne-Marie Cadieux, qui habite tout près de la rue Laurier, ne jure que par le mélange de petits commerces à échelle humaine qui sont légion sur le Plateau, spécialement dans le Petit Laurier. Elle dénonce l’attaque frontale envers ces commerces que constitue, selon elle, la politique de circulation actuelle défendue par les élus. «Les commerçants souffrent. Ils ne sont pas écoutés. Les fermetures se succèdent, dit la comédienne. M. Ferrandez doit écouter la population, qui souffre aussi de la congestion. Ça fait 30 ans que j’habite ici. C’est la descente aux enfers depuis quelques années. On ne travaille pas tous dans le quartier.»

Mme Cadieux n’est pas contre les mesures d’apaisement de la circulation. Mais elle demande un peu plus d’écoute, de dialogue et d’ouverture de la part des élus. «Un beau geste serait qu’ils enlèvent les vignettes sur la rue Laurier et aux alentours, ajoute-t-elle. Les commerçant n’inventent pas les nuisances que les mesures d’apaisement leurs causent. Ces mesures, qui sont louables, doivent être davantage réfléchies, amenées beaucoup plus graduellement. Actuellement, elles sont implantées de façon aléatoire.

Claude Fradette veut un consultation

Le musisien Claude Fradette, résident du secteur qui a joué avec plusieurs des plus grands noms du showbiz québécois, demande à être consulté par les élus. «C’est anti-démocratique ce qu’ils ont fait, implanter des vignettes sans consulter les principaux intéressés. Ils vont tuer le commerce local, l’âme du quartier. SVP M. Ferrandez, consultez les gens!»

Tous les textes sur ce dossier:

• Le Petit Laurier en a marre

• Le Plateau, un ghetto?

• Des artistes à la rescousse

• Les élus ouverts au dialogue

• Marianne Giguère écrit à ses électeurs

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