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Le 3725, Saint-Denis sera mis en vente

Immobilier
En mai, le camp pour le droit au logement du FRAPRU avait temporairement élu domicile au 3275 Saint-Denis.
En mai, le camp pour le droit au logement du FRAPRU avait temporairement élu domicile au 3275, Saint-Denis. (photo : Simon Van Vliet)

La Société québécoise des infrastructures a l’intention de mettre en vente l’édifice qui abritait l’Agence de la santé et des services sociaux, selon Radio-Canada.

L’abolition de l’Agence a rendu cet immeuble excédentaire aux yeux du gouvernement du Québec.

Situé à l’angle des rues Cherrier et Saint-Denis, et évalué à 22 millions de dollars selon Radio-Canada, le bâtiment abrite un centre de réadaptation pour les personnes sourdes et un Centre de la petite enfance (CPE), dont la cour a été rénovée récemment avec le soutien financier du gouvernement du Québec.

L’annonce a fait réagir Héritage Montréal, qui accuse le gouvernement du Québec de liquider son patrimoine sans avoir de plan d’ensemble. Elle a aussi pris de court la direction du CPE, qui prévoit célébrer l’ouverture officielle de sa nouvelle cour du CPE le 10 septembre.

En entrevue avec Pamplemousse.ca la semaine dernière, le député de Mercier, Amir Khadir, rappelait qu’une large coalition se mobilise actuellement pour assurer que les espaces libérés par le déménagement de l’Hôtel Dieu soient affectés à des besoins communautaires, dont notamment à des projets de logement social et abordable.

Le député solidaire invite le gouvernement du Québec à étudier sérieusement la proposition élaborée par la Coalition Sauvons l’Hôtel-Dieu.

Il s’inquiète par ailleurs des impacts qu’aurait une vente au privé des bâtiments excédentaires du réseau de la santé sur le développement résidentiel et commercial dans le quartier. Amir Khadir note qu’un développement privé sur le site de l’Hôtel-Dieu risquerait de créer une « bulle spéculative » et ainsi de contribuer à la hausse des valeurs foncières dans Milton-Parc.

Si elle se confirme, la vente du bâtiment de l’Agence et celle éventuelle des bâtiments excédentaires de l’Hôtel-Dieu risquent d’accentuer les problèmes de gentrification vécus dans l’arrondissement tant chez les commerçants qui voient la valeur de leurs baux exploser que chez les résidents à revenus modestes, qui ont de plus en plus de difficultés à se loger sur le Plateau.

 

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