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Vers la renaturalisation du lot Bernard

Environnement
Caroline Magar, coordonnatrice des Amis du Camp des possibles, devant un tas de paillis.
Caroline Magar, coordonnatrice des Amis du Camp des possibles. (Photo: Stéphane Desjardins)

L’arrondissement du Plateau-Mont-Royal a accordé lors du dernier conseil d’arrondissement un financement de 35 000 $ aux Amis du Champ des possibles.

Cette somme permettra aux Amis d’entreprendre la renaturalisation du lot Bernard qui avait été saccagé l’an dernier par l’ancien propriétaire du terrain, le Canadien Pacifique.

« Cet événement malheureux a soulevé l’indignation des citoyens et une mobilisation orchestrée par l’organisme Les Amis du Champ des Possibles est aussitôt née », peut-on lire dans le sommaire décisionnel du dossier traité en conseil. Le CP a finalement accepté de verser 60 000 $ en compensation pour son usage illégal du site et les dommages causés à l’espace vert.

« Dès que c’est arrivé, on a fait un inventaire des espèces qui ont été arrachées », rappelle la coordonnatrice au développement du Champ des possibles, Caroline Magar. Une liste de 24 arbustes à replanter a été élaborée dans le cadre d’une première étape de revégétalisation en juin.

En vertu de la convention approuvée la semaine dernière, l’arrondissement va transférer 35 000 $ aux Amis du Champ des possibles pour financer les travaux de renaturalisation du site.

« Ça nous permet définitivement de pouvoir replacer la prairie qui était là auparavant », note Caroline Magar, qui précise que le solde de 25 000 $ sera investi par l’arrondissement dans des travaux qui nécessitent de la machinerie lourde, comme la plantation de grands arbres.

La renaturalisation du lot Bernard n’est qu’un des nombreux dossiers que pilotent les Amis du Champs des possibles. « On mène déjà le gros dossier de la réhabilitation des sols », souligne Caroline Magar, qui explique que les Amis du Champ des possibles souhaitent que l’approche de bioremédiation soit reconnue comme une méthode de décontamination par le ministère de l’Environnement.

Les Amis du Champ des possibles sont aussi impliqués dans les chantiers citoyens sur le développement aux abords de la voie ferrée, et militent activement pour la création d’un biocorridor dans le Mile-End.

Les Amis du Champ des possibles feront le point sur ces dossiers lors de leur assemblée générale annuelle, qui se tiendra le 21 septembre prochain, dans le Champ des possibles, «sous les grands peupliers» comme l’indique le texte de l’invitation.

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