Publicité

Élections fédérales : les enjeux locaux en débat (1 de 3)

Politique
Jean-Pierre Narcisse, coordonnateur des Dîners Saint-Louis, interroge les candidats sur leurs positions en matière d'itinérance.
Jean-Pierre Narcisse, coordonnateur des Dîners Saint-Louis, interroge les candidats sur leurs positions en matière d’itinérance. (photo : Simon Van Vliet)

Lors du débat de la semaine dernière, les candidats dans Laurier—Sainte-Marie à l’élection fédérale ont été appelés à se prononcer sur différents enjeux locaux.

Action Solidarité Grand Plateau avait invité trois intervenants du milieu communautaire à adresser des questions aux trois candidats présents, soit la néodémocrate et députée sortante Hélène Laverdière, la libérale Christine Poirier (dont le bébé, né le 10 septembre dernier, faisait considérablement baisser la moyenne d’âge dans la salle), et le vert Cyrille Giraud.

Fait à noter, le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, était absent lors de ce débat. Le candidat conservateur avait pour sa part décliné l’invitation. Au total, neuf candidats sont inscrits pour l’élection du 19 octobre.

Vers une politique nationale en itinérance?

C’est Jean-Pierre Narcisse, le coordonnateur des Dîners-St-Louis, un organisme communautaire qui travaille depuis plus de 30 ans à l’insertion sociale des jeunes adultes en difficulté, itinérants ou marginalisés, qui a ouvert le bal en demandant si les candidats s’engageraient à travailler à la mise en place une politique nationale en itinérance.

Christine Poirier a répondu que le plan d’investissements du Parti libéral prévoyait 20 milliards de dollars pour les « infrastructures sociales », dont le logement. « Le problème pour énormément de choses se règle par là », soutient la candidate libérale.

« Le logement, ça ne suffit pas », a rétorqué Hélène Laverdière, en précisant que le NPD s’engage à investir 2,7 milliards dans une stratégie pluriannuelle sur le logement et l’itinérance, qui inclurait du financement pour l’accompagnement et l’insertion sociale. « Le visage de l’itinérance, on le voit tous les jours », précise la députée sortante qui souligne qu’il existe une diversité de formes et de trajectoires d’itinérance et que le problème affecte différemment les citoyens canadiens, les autochtones et les personnes issues de l’immigration.

« Le problème doit être abordé de façon sensiblement différente » dans le cas des personnes immigrées estime Cyrille Giraud, qui pointe du doigt les problèmes de reconnaissance des compétences qu’éprouvent certains immigrants, et les difficultés d’insertion professionnelle qui en découlent. Selon lui, la question de l’itinérance ne se peut se résoudre sans l’intervention des organismes communautaires qui sont en première ligne. « Il faut aider ces organismes-là », a-t-il plaidé.

Le phénomène de l’itinérance sur le Plateau a fait l’objet d’une étude de la CDC l’an dernier.

À lire dans les prochains jours : les positions des candidats sur le logement et sur les passages à niveau.

Vos commentaires
loading...