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Sécurité sur l’avenue du Parc : un vieux problème

Transport
Avenues Parc et Mont-Royal
Les problèmes de sécurité sur l’avenue du Parc ne datent pas d’hier. Ici, angle Mont-Royal, autour de 1955. (Source: Archives STM)

L’accident survenu jeudi (7 janvier) sur l’avenue du Parc fait ressortir un problème de sécurité de longue date sur cette artère majeure.

Une piétonne de 62 a été gravement blessée jeudi dans une collision avec une voiture survenue sur l’avenue du Parc à la hauteur du parc du Mont-Royal. « Dans ce cas-là, ce n’est pas une lacune d’aménagement qui est en cause », reconnait Félix Gravel, co-porte-parole de Piétons Québec, mais bien une erreur de conduite. « Il y a clairement un problème avec la rue Parc », tranche-t-il cependant.

Un problème d’infrastructures et de cohabitation

Le problème de sécurité sur Parc est décrié depuis des années, alors qu’une quinzaine de piétons et de cyclistes y sont blessés chaque année dans des accidents avec des véhicules motorisés. « Il y a différents niveaux de danger », note Félix Gravel qui explique que certains problèmes sont liés aux infrastructures et d’autres à la cohabitation entre les différents usagers de la voie publique.

Certains travaux d’infrastructures, comme la réfection de l’échangeur entre les avenues des Pins et du Parc, ont amélioré grandement la sécurité, mais les problèmes de cohabitation demeurent. Déjà au début des années 1990, l’aménagement de voies réservées pour les autobus sur l’avenue suscitait des craintes quant à la sécurité. Or, un quart de siècle plus tard, le problème demeure entier, comme en fait foi le décès de Suzanne Iswari, heurtée par un autobus alors qu’elle tentait d’éviter une portière de voiture en 2013.

L’emportiérage, toujours d’actualité

« Cet accident démontre une fois de plus la nécessité de sensibiliser vraiment les automobilistes aux dangers de l’ouverture des portières et la nécessité d’aménager mieux la ville pour assurer la sécurité des vélos et des piétons », avaient déclaré Gabrielle Anctil et Hélène Lefranc à l’occasion d’une cérémonie commémorative où un vélo fantôme peint en blanc avait été installé sur le lieu de l’accident.

En décembre dernier, Le Devoir relevait que l’emportiéraige demeure un problème endémique à Montréal, avec 137 cas rapportés à la police en 2015, soit un tous les trois jours environ.

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