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Feu nourri sur la politique de stationnement

Transport
La nouvelle politique de stationnement de la Ville de Montréal est loin d fair l'unanimité.
La nouvelle politique de stationnement de la Ville de Montréal est loin d fair l’unanimité. (photo : Simon Van Vliet, archives Pamplemousse.ca)

À peine adoptée, la politique de stationnement de la Ville de Montréal fait l’objet de vives critiques.

« On nie complètement l’objectif initial », s’insurge la conseillère d’arrondissement du district de Lorimier, Marianne Giguère, qui rappelle que la politique devait avant tout contribuer à réduire la dépendance à l’auto solo.

Recommandations ignorées

Elle déplore que tant les recommandations de la commission sur les transports, dont elle assume la vice-présidence, que celles de l’Office de consultation publique de la Ville de Montréal aient été ignorées par l’administration Coderre dans l’élaboration de sa politique de stationnement.

Même son de cloche du responsable campagnes transport, GES et aménagement du territoire au Conseil régional de l’environnement de Montréal, Félix Gravel, qui qualifie le rejet de recommandations de « très décevant ».

« Il y a une volonté très forte de ne pas déranger les automobilistes », analyse-t-il en déplorant que la Ville n’ait pas cherché à jouer sur « l’équilibre de l’allocation de l’espace urbain » en réduisant la place accordée à l’automobile en ville.

L’innovation locale en transport

« Il y a beaucoup d’innovation en transport qui s’est fait dans les arrondissements », souligne Félix Gravel. Il cite en exemple Saint-Laurent, qui s’est donné un plan de transport local en 2009, le Plateau, dont le programme d’apaisement de la circulation commence à faire ses preuves, et Rosemont-La-Petite-Patrie, qui mettra en place une indemnité pour les employés municipaux qui viennent au travail sans voiture.

Cette mesure, inspirée de l’idée du parking cash out, cible précisément l’enjeu clé de la mobilité urbaine, soit les déplacements entre le domicile et le travail, note Félix Gravel qui déplore que ce principe n’ait pas été intégré dans la nouvelle politique de stationnement.

Centralisation dénoncée

La centralisation des pouvoirs aux mains de la Ville inquiète Marianne Giguère qui insiste pour sa part sur l’importance de tenir compte des réalités locales dans la gestion du stationnement.

Elle plaide également pour le maintien d’initiatives existantes sur le Plateau comme le fonds des parcomètres qui permet de financer le développement des artères commerciales ou les vignettes journalières dont une partie des revenus sont versés dans le fonds pour les écoles locales qui a notamment financé la création d’un nouvel espace vert à FACE.

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