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Lucie-Bruneau: le couperet tombe

Santé
Alexandra D'Amours, agente de promotion chez Ex aequo, Monika Throner, présidente du comité des usagers du CRLB, Amir Kahdir, député de Mercier, Lucie Larochelle, usagère, et St-Jean Bolduc, ancien président du conseil d’administration du CRLB, en conférence de presse le 16 décembre.
Lors d’une conférence de presse tenue le 16 décembre 2015, Alexandra D’Amours, agente de promotion chez Ex aequo, Monika Throner, présidente du comité des usagers du CRLB, Amir Kahdir, député de Mercier, Lucie Larochelle, usagère, et St-Jean Bolduc, ancien président du conseil d’administration du CRLB, ont demandé un moratoire sur le transfert des services. (photo : Simon Van Vliet)

Après des mois d’incertitude, le transfert d’une partie des services du Centre de réadaptation Lucie-Bruneau vers l’Institut Gingras-Lindsay est confirmé.

Ce transfert s’inscrit dans le cadre d’une grande réorganisation des services de réadaptation à Montréal, dont faisait état Le Devoir mercredi.

« Je ne suis pas excessivement contente », commente d’entrée de jeu la présidente du comité des usagers du Centre Lucie-Bruneau (CRLB), Monika Throner. Le comité est opposé au projet de fusion avec l’Institut de réadaptation Gingras-Lindsay de Montréal (IRGLM), situé à Côte-des-Neiges.

Des impacts cliniques… et budgétaires

« Il y a des affaires positives; je ne peux pas dire que c’est tout négatif », concède-t-elle en soulignant que le maintien de certains suivis sur place et du centre de conditionnement physique au CRLB évitera à plusieurs usagers de faire l’aller-retour entre les deux sites.

Plusieurs lits seront par contre perdus et une partie du personnel sera transféré à l’IRGLM, ce que redoutait le comité des usagers qui appréhende une perte d’expertise au CRLB.

« On va avoir des problèmes avec notre budget », prédit par ailleurs Monika Throner qui rappelle que le CRLB avait jusqu’ici réussi à maintenir l’équilibre budgétaire, malgré les compressions dans le secteur de la santé.

Or, les trois programmes transférés à l’IRGLM sont financés partiellement par des « agents-payeurs », soit des tiers comme la Société de l’assurance automobile du Québec ou la Commission de la santé-sécurité au travail qui assument une partie des frais de traitement. La perte de ces programmes avec agent-payeur, combinée aux nouvelles compressions à venir dans le réseau, laisse craindre le pire à Monika Throner.

Une consultation sur la forme, mais pas sur le fond

« Des consultations, oui, il y en a eu », reconnait la présidente du comité des usagers qui indique que ceux-ci ont notamment été sondés sur la question de leurs besoins en transport en cas de transfert des services. « Il n’y a jamais eu de focus group avec un groupe d’usagers », souligne-t-elle en précisant que la fusion avec l’IRGLM affecte également les usagers de l’Institut Raymond-Dewar, rue Berri, dont les services seront dispersés sur trois sites.

« Eux autres sont vraiment perdants », déplore Monika Throner.

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