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Quelques pistes de mobilité durable (suite)

Transport
Le controversé réaménagement de la rue Brébeuf qui a réduit la taille du trottoir pour conserver le stationnement automobile aux abords du parc Laurier est un anti-exemple d'aménagement favorisant la mobilité durable.
Le controversé réaménagement de la rue Brébeuf qui a réduit la taille du trottoir pour conserver le stationnement automobile aux abords du parc Laurier est un anti-exemple d’aménagement favorisant la mobilité durable. (photo : archives Simon Van Vliet)

Alors que les semaines de la mobilité durable se concluent, Pamplemousse.ca poursuit la réflexion sur les solutions de mobilité alternative à l’auto solo.

En plus des quelques pistes évoquées la semaine dernière, un certain nombre de voies restent à explorer pour favoriser le développement d’une culture et d’une infrastructure de mobilité durable.

1) Planification des transports

L’adoption d’un plan de déplacement urbain (PDU), visant notamment à favoriser l’intermodalité des transports et à réduire la dépendance à l’auto solo, est une approche éprouvée dans de nombreuses villes françaises.

À Montréal, l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal avait été la première administration locale à adopter un PDU en 2009. Ce plan et les politiques mises en place depuis semblent avoir contribué à réduire la part modale de l’automobile dans les déplacements.

2) Réaménagement urbain et apaisement de la circulation

Corolaire de la planification des transports, l’aménagement urbain est l’un des leviers les plus efficaces de développement de l’écomobilité.

Le Guide de bonnes pratiques sur la planification territoriale et le développement durable, publié en 2011 par le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, cite notamment en exemple le réaménagement urbain dans le secteur de la rue Laurier Est.

Depuis 2009, l’administration du Plateau a également mis en œuvre de nombreuses mesures d’apaisement de la circulation et de restriction de stationnement.

Ces mesures, bien que controversées, ont pour principal effet d’améliorer la sécurité et la convivialité de l’espace urbain.

3) Développement concerté des infrastructures de transport collectif

L’amélioration de l’offre de transport en commun est la clé de voûte de toute stratégie de développement de la mobilité durable. Or, le gouvernement du Québec fait la sourde oreille depuis des années face aux appels réclamant un financement adéquat et à ceux demandant la mise en place d’une politique de mobilité durable.

Sur le Plateau, une récente demande d’instauration d’un service de bus rapide sur Mont-Royal s’est également heurtée à une fin de non-recevoir.

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