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Ruelles vertes : des projets qui paient

Environnement
En plus de contribuer à l'amélioration de l'environnement urbain, les ruelles vertes du Plateau sont aussi le théâtre de diverses expériences urbaines, comme cette boîte à livres en libre service.
En plus de contribuer à l’amélioration de l’environnement urbain, les ruelles vertes du Plateau sont aussi le théâtre de diverses expériences urbaines, comme cette boîte à livres en libre service. (photo : Simon Van Vliet)

L’arrondissement du Plateau-Mont-Royal dressait cette semaine le bilan de la saison 2016 du programme des ruelles vertes.

Au total, ce sont 14 ruelles qui ont été verdies ou dont les aménagements ont été bonifiés. La moitié de ces ruelles comportent d’ailleurs un tronçon champêtre fermé à la circulation. C’est le cas notamment de la nouvelle ruelle verte dans Milton-Parc, dont les plantations avaient été endommagées par un automobiliste il y a quelques semaines.

Des projets verts qui rayonnent

« Cette année, ce sont 2111 mètres carrés d’asphalte et de béton qui ont été excavés dans nos ruelles, remplacés par des carrés de terre verdis, fleuris, bichonnés par les voisins et admirés par les passants », fait valoir la conseillère Marianne Giguère dans un communiqué émis lundi (9 novembre).

Certains de ces tronçons champêtres suscitent d’ailleurs l’admiration des touristes, comme le rapportait récemment le New York Times, citant notamment en exemple la ruelle Demers dont le verdissement a commencé il y a un demi-siècle.

Des investissements qui rapportent

Selon une récente étude de l’ONG Nature Conservation, la plantation d’arbres en milieu urbain est l’une des stratégies les moins couteuses et les plus efficaces de mitigation des problèmes de qualité de l’air et de chaleur urbaine.

La végétalisation dans des milieux urbains très denses représente « une action environnementale qui fait d’une pierre deux coups (a one-two punch of environmental action) », écrit le directeur général global du programme Villes de Nature Conservation dans un billet publié sur le site de l’ONG. Non seulement les végétaux « climatisent naturellement l’air ambiant », explique Pascal Mittermaier, mais ils filtrent également l’air dans un rayon de 30 mètres, réduisant jusqu’à 25 % le niveau de particules en suspension dans l’air.

L’étude menée dans 245 villes à travers le monde conclut qu’un investissement d’à peine 4 $ par habitant pourrait sauver entre 11 000 et 36 000 vies par année dans le monde et contribuer à réduire les risques pour la santé de dizaines de millions de citadins.

Avec un budget d’environ 500 000 $ cette année, soit environ 5 $ par habitant, le programme des ruelles vertes participe ainsi à un effort global de lutte contre la pollution atmosphérique, en plus de contribuer localement à la lutte contre les îlots de chaleur et à la sécurisation des ruelles.

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