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Un bilan mitigé de la saison cyclable

Transport
Pour les cyclistes montréalais, la mi-novembre marque la fin du cyclisme trois-saisons et le début de la saison du vélo d'hiver.
Pour les cyclistes montréalais, la mi-novembre marque la fin du cyclisme trois-saisons et le début de la saison du vélo d’hiver. (photo : archives Simon Van Vliet)

Alors que l’achalandage sur les pistes existantes a atteint de nouveaux records cette année, une seule nouvelle voie cyclable s’est ajoutée sur le Plateau en 2016.

C’est ce qui ressort du bilan de son programme de réalisation des voies cyclables présenté hier par la Ville de Montréal. Outre le projet-pilote de vélorues et l’ajout d’une bande cyclable sur la rue Saint-Hubert pour sécuriser le viaduc reliant le Plateau à Rosemont, seule la piste aménagée sur la rue Esplanade, entre Rachel et Duluth, et prolongée sur Duluth entre l’avenue du parc et la rue Saint-Urbain, s’est ajoutée en 2016 au réseau cyclable du Plateau.

Des bilans discordants

Dans un communiqué émis le 15 novembre, le responsable des dossiers vélo au sein de l’administration Coderre, Marc-André Gadoury, affirme qu’à l’échelle de la ville, Montréal a dépassé ses objectifs cette année en aménageant 57,6 km de nouvelles voies.

Lors du lancement d’une coalition pour les transports actifs, lundi matin, l’urgentologue Éric Notebaert affirmait pour sa part que la progression est « anémique », allant même jusqu’à qualifier de « pathétique » l’état d’avancement du programme de la Ville en matière de développement du réseau cyclable. Même son de cloche du côté de Vélo Québec, dont la présidente-directrice générale, Suzanne Lareau, estime que « ce que la ville réalise ne suffit pas ».

L’enjeu de la cohabitation cyclistes-piétons

Suzanne Lareau se dit par ailleurs « extrêmement déçue » de la décision du conseil d’arrondissement du Plateau-Mont-Royal d’interdire la circulation cycliste sur Prince-Arthur qui était permise le matin dans l’ancienne configuration de la rue piétonne. Selon elle, l’arrondissement aurait dû choisir, parmi les deux scénarios d’aménagement proposés, celui qui aurait permis de concilier la présence de cyclistes et de piétons.

« C’est un choix qui est paradoxal », analyse-t-elle, en précisant qu’il est toujours préférable de concevoir des aménagements qui favorisent la cohabitation entre les usagers des transports actifs afin « d’arrêter d’antagoniser les piétons et les cyclistes », dont les besoins sont souvent compatibles.

Le cas du réaménagement l’avenue Laurier Est, qui comprenait l’ajout de bandes cyclables et l’élargissement des trottoirs, est un bel exemple en la matière. Le nombre de cyclistes y a d’ailleurs atteint cette année un nouveau record, avec une moyenne de près de 60 000 passages mensuels et un pic à plus de 115 000 passages au mois de septembre.

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