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Une coalition pour les transports actifs voit le jour

Transport
La coalition rassemblée par le Conseil régional de l'environnement de Montréal, compte notamment parmi ses membres plusieurs organismes basés sur le Plateau, dont Vélo Québec, le Centre d'écologie urbaine de Montréal et l'Association pour la santé publique du Québec.
La coalition rassemblée par le Conseil régional de l’environnement de Montréal, compte notamment parmi ses membres plusieurs organismes basés sur le Plateau, dont Vélo Québec, le Centre d’écologie urbaine de Montréal et l’Association pour la santé publique du Québec. (photo : Simon Van Vliet)

Une douzaine de groupes en santé publique, en transport et en environnement demandent de placer les transports actifs au cœur du développement urbain.

Réunie en conférence de presse lundi matin, la coalition demande aux autorités locales et nationales un meilleur « arrimage entre les différents niveaux de gouvernement autour de deux grands enjeux, soit investir davantage dans les infrastructures en faveur de la marche et du vélo et mettre en place des politiques publiques plus favorables au transport actif ».

Un enjeu de santé publique

Soulignant que, malgré une amélioration notable dans les 30 dernières années, les statistiques concernant les traumatismes et les accidents de la route demeurent alarmantes, le Dr Bernard Matthieu, président de l’Association des médecins d’urgence du Québec (AMUQ), a souligné que 2 cyclistes et 11 piétons sont décédés depuis le début de l’année à Montréal, en comptant le nouveau délit de fuite mortel survenu cette fin de semaine à l’angle de Saint-Denis et Gilford.

Son collègue, le Dr Patrick Morency, qui étudie la sécurité routière à la Direction de la santé publique de Montréal, parle d’une « épidémie » de décès, de handicaps et de blessures sévères causés par des accidents de la route.

Repenser l’aménagement urbain

Pour Suzanne Lareau, présidente-directrice générale de Vélo Québec, on pourrait mettre fin à cette hécatombe en aménageant davantage d’infrastructures cyclables sécuritaires.

« On n’aménage pas assez rapidement », tranche-t-elle, en soulignant que les quelque 15 millions dépensés annuellement par la Ville de Montréal pour le développement de son réseau cyclable ne représentent qu’une fraction des investissements de la ville dans le développement de son infrastructure routière. La coalition propose plutôt de consacrer 5 % des budgets d’infrastructure au vélo dans le cadre de nouveaux projets routiers et de s’assurer que les cyclistes et les piétons soient pris en compte dans les projets de réfection majeure, comme celui achevé récemment sur Saint-Denis.

Suzanne Lareau souhaite aussi voir aboutir la réforme du Code de la sécurité routière qui « doit être revu pour qu’enfin on tienne compte des autres usagers ».

Le responsable des campagnes transport, climat et GES au Conseil régional de l’environnement de Montréal, Félix Gravel, estime pour sa part qu’il est temps d’arrêter de traiter les piétons et les cyclistes comme des « usagers résiduels » et de repenser l’aménagement urbain pour assurer la sécurité et la convivialité des transports actifs.

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