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Conseil d’arrondissement : entre le léger et le sérieux

Politique, Vie de quartier
Pendant plus de deux heures, les citoyens ont abordé de long en large les torts et les travers de la vie locale.
Pendant plus de deux heures, les citoyens ont abordé de long en large les torts et les travers de la vie locale. (photo : Simon Van Vliet)

Le dernier conseil avant la pause estivale a été marquée par un dialogue soutenu, quoique parfois tendu, entre élus-es et citoyen-nes sur une foule d’enjeux.

Comme à l’habitude les sujets les plus badins côtoient les plus graves présentés devant le conseil : de mystérieuses « fugues » de poubelles publiques rapportées sur Maguire à la constitutionnalité de l’aménagement d’une terrasse inaccessible aux personnes en situation de handicap à l’ITHQ, en passant par « l’enfer sonore » des chantiers incessants. Pendant plus de deux heures, les citoyens ont abordé de long en large les torts et les travers de la vie locale : de la propreté au bruit, en passant par l’urbanisme, l’aménagement, l’environnement, sans oublier bien sûr la circulation et le stationnement.

Réuni dans une salle de banquet au sixième étage de l’Institut de tourisme et d’hôtelerie du Québec (ITHQ), le conseil ne pouvait éluder le dossier de la controversée terrasse de l’ITHQ. Le maire d’arrondissement, Luc Ferrandez, se défend d’avoir fait preuve d’un « manque de diligence » et assure qu’un « déblocage » dans ce dossier est imminent.

Pas encore d’unanimité sur le réaménagement de Prince-Arthur

L’accordéoniste Carmen Guérard, dont l’école Espace Trad animera par ailleurs la rue Prince-Arthur pour cinq soirées cet été dans le cadre des Veillées du Plateau, estime que le réaménagement nuit à l’expérience piétonne. Avec l’aménagement précédant, « on avait le plaisir de ne pas être sur un trottoir », fait valoir la citoyenne.

Le propriétaire du restaurant Rubs, Mike Michakis, se plaint quant à lui de l’impact négatif du nouvel aménagement sur la fréquentation de sa terrasse. « J’essaie de travailler avec vous autres, et je n’ai pas de nouvelles », lance l’entrepreneur qui reproche à l’arrondissement de ne pas offrir de solutions à court terme à des problèmes causés ou accentués par le réaménagement. « Nous aussi on veut travailler avec vous », rétorque le maire Ferrandez qui demande de la patience et promet en retour d’améliorer les communications avec les commerçants.

Jardin Notman : l’arrondissement prêt à contribuer à l’acquisition

À la recherche d’une solution pour sauver le Jardin Notman d’une destruction annoncée, deux membres du Mouvement citoyen pour la préservation du Jardin Notman interpellent l’arrondissement.

« Personne n’ose aller de l’avant pour le protéger de manière effective », déplore le président du mouvement Tony Antakly. Le statut du jardin, qui est zoné construisible malgré le fait qu’il se trouve dans le périmètre protégé de la Maison Notman, représente une situation « contradictoire et absurde », ajoute le militant, qui estime qu’en l’absence d’une protection patrimoniale pour le site le dernier recours envisageable demeure l’acquisition du terrain.

Selon la présidente du Comité des citoyens et des citoyennes de Milton-Parc (CCMP), Lucia Kowaluk, le promoteur serait prêt à céder le terrain pour une somme située entre 3 et 5 millions de dollars. « À ce coût-là, peut-être qu’on pourrait envisager l’acquisition », indique le maire Ferrandez qui précise que l’arrondissement pourrait contribuer à l’achat, si la Ville de Montréal accepte également de participer financièrement à l’opération.

Herbe à poux, un appel à l’action

De passage au conseil pour sensibiliser le conseil à l’importance d’agir pour contrer la propagation de l’herbe à poux, Irène Mayer invite la population à participer à un atelier sur l’identification de l’herbe à poux qui se tiendra ce mercredi (5 juillet) à 16 h 30, juste avant le 5 à 7 de la biodiversité au Champ des Possibles. « La fenêtre pour s’occuper de l’herbe à poux est très petite », insiste la super-arracheuse.

Selon une étude de la Direction de la santé publique (DSP) de Montréal, environ 38 000 enfants âgés de 6 mois à 12 ans souffraient d’allergies associées à l’herbe à poux en 2006. Les changements climatiques tendent à allonger la saison de croissance de l’herbe à poux qui était passée de 42 en 1994 à 63 jours en 2002.

Petits et grands dossiers expédiés promptement

Après une longue période de questions, les élus ont expédié sans discussion la cinquantaine de dossiers décisionnels à l’étude.

Parmi ces dossiers on trouvait notamment l’attribution d’un contrat de 2,5 millions de dollars pour l’aménagement d’un skatepark sous le viaduc Van Horne, ainsi qu’une motion de remerciements, ajoutée à l’ordre du jour en ouverture du conseil, au père José Maria Cadroso de la mission Santa Cruz, pilier de la communauté portugaise de Montréal.

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