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Cartographie des dépôts illégaux d’ordures

Environnement, Vie de quartier
L'arrondissement dénombre environ 200 requêtes par mois au sujet de dépôts illégaux, mais ne distingue pas celles qui concernent des dépôts sauvages de celles concernant des erreurs d'heures ou de lieu de dépôt des sacs et des bacs de matières résiduelles.
L’arrondissement dénombre environ 200 requêtes par mois au sujet de dépôts illégaux, mais ne distingue pas celles qui concernent des dépôts sauvages de celles concernant des erreurs d’heures ou de lieu de dépôt des sacs et des bacs de matières résiduelles. (photo d’archives : Simon Van Vliet)

Après les graffitis haineux, Richard Phaneuf s’attaque aux dépôts d’ordures illégaux avec une nouvelle cartographie.

Réalisée à partir des données du 311, la cartographie permet de constater que le problème des dépôts d’ordures illégaux demeure répandu sur le Plateau. Entre 2014 et 2017, plus de 5000 requêtes ont été acheminées au 311, soit environ 15 % de l’ensemble des requêtes enregistrées sur le territoire de la Ville de Montréal.

Bien que le phénomène soit réparti sur l’ensemble de territoire, les données analysées par Richard Phaneuf tendent à indiquer que certaines rues semblent particulièrement problématiques. Plus du quart des requêtes enregistrées sont concentrées sur une demi-douzaine de rues, soit Saint-Dominique, de Bullion, Saint-Denis, Mont-Royal, Hutchison, Saint-Joseph et Saint-Laurent.

Retour à la normale?

Après une période d’adaptation chaotique aux nouveaux horaires de collecte durant laquelle les préposés du 311 avait pour consigne de ne pas colliger toutes les demandes, « une certaine stabilité » semble s’être installée dans les requêtes de déchets illégaux, explique Catherine Piazzon, chargée de communication à l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

L’arrondissement dénombre environ 200 requêtes par mois au sujet de dépôts illégaux, ce qui inclut tant les signalements de dépôts sauvages que les erreurs d’heures ou de lieu de dépôt des sacs et des bacs de matières résiduelles.

Utiliser les données pour améliorer les pratiques

Richard Phaneuf déplore que les données du 311 ne permettent pas de « distinguer entre déposer tes poubelles trop tôt et déposer un 3 1/2 dans la rue ».

En plus de chercher à attirer l’attention sur divers enjeux urbains, comme les graffitis haineux, l’un des objectifs du résident avec sa démarche de cartographie est justement de mettre en lumière les limites des données colligées par le 311 afin de les améliorer.

Rendues disponibles récemment par la Ville de Montréal sous forme de données ouvertes, les données du 311 nous renseignent sur les préoccupation quotidiennes des résidentes et des résidents.

Il espère également contribuer à la réflexion en cours sur la bonification du système du 311. La Ville de Montréal a entamé en 2014 le développement d’une nouvelle application qui devrait permettre de géolocaliser et de rapporter directement à la Ville des problèmes tels que les nids-de-poule ou les graffitis. Dans la foulée de ces changements (qui ne s’appliqueront pas pour l’instant sur le Plateau), la Ville envisage d’ailleurs centraliser le service du 311 qui est actuellement assuré localement, sauf en dehors de jours ouvrables.

Selon Richard Phaneuf, une meilleure collecte et une utilisation accrue des données pourrait s’avérer utile à la prise de décisions éclairées par les instances municipales aux divers échelons.

Au moment de publier, la Ville de Montréal n’avait pas retourné notre demande d’entrevue avec le responsable du dossier de la Ville intelligente au comité exécutif, Haroun Chitilian.

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