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Le Sanctuaire du Saint-Sacrement en trois temps

Histoire
(photo : archives des Pères du Très-Saint-Sacrement)
(photo : archives des Pères du Très-Saint-Sacrement)

En feuilletant une brochure publiée en août 1992 par la SIDAC de l’avenue du Mont-Royal (la « mère » de l’actuelle Société de développement de l’avenue du Mont-Royal, la SDAMR) je me suis accroché les pieds dans ces trois photographies relatives au Sanctuaire du Très-Saint-Sacrement.

Implantée à cet endroit depuis 1890, la communauté des Pères du Très-Saint-Sacrement y érige leur chapelle et ses différents immeubles qui y sont associés, à partir de 1892.

(photo : archives des Pères du Très-Saint-Sacrement)

(photo : archives des Pères du Très-Saint-Sacrement)

La première photo nous présente le Sanctuaire en 1910. Une grande foule se presse dans la rue, car nous sommes en plein déroulement du Grand Congrès eucharistique international de 1910. C’est le premier à se tenir en dehors de l’Europe et c’est un événement à la portée internationale. La devise « Venite Adoremus », que l’on peut distinguer devant la façade, réfère bien sûr au fait que le sanctuaire est le premier lieu en Amérique à se consacrer à l’adoration perpétuelle de l’Eucharistie.

L’église a servi de lieu pour le secrétariat général du Congrès et plusieurs activités importantes s’y sont déroulées.

La prochaine période présentée touche les années 1940 et la photographie nous montre de jeunes enfants, garçons et filles, qui sont membres des « Croisés de l’Hostie ». L’époque est riche de ces regroupements autant pour les juvéniles que pour les adultes. Les hommes de la paroisse sont bien sûr associés à la « Congrégation des hommes » (les congrégationistes) et les femmes se retrouvent chez « les Dames de Sainte-Anne », les « Filles d’Isabelle », etc.

La photographie des enfants m’intriguait, car la maison que l’on voit en arrière-plan, avec sa fenêtre en baie à l’étage, me disait quelque chose. Malheureusement, quand cela m’arrive, j’en suis quitte pour mettre du temps à chercher la réponse. Mais quand j’y arrive, c’est ma récompense.

Je savais bien qu’on se trouvait à proximité de l’église puisque ce genre de procession impliquant ces différents groupes se tenait habituellement lors de la Fête-Dieu. Toutefois plus aucun vestige d’une telle façade dans les environs.

 

(photo : archives des Pères du Très-Saint-Sacrement)

(photo : archives des Pères du Très-Saint-Sacrement)

Finalement, j’ai retrouvé la photo qui m’avait incrusté l’esprit. Elle est prise angle Mont-Royal et Berri (tout juste à côté de l’église) et l’on voit un policier qui aide des fillettes à traverser la rue. On voit le tout nouveau bâtiment de la caisse populaire du Saint-Sacrement dont la construction s’achève alors. Pour les gens qui aiment dater les photos, une particularité que l’on peut voir sur celle-ci nous permet de confirmer qu’elle est antérieure à une date précise. Laquelle?

Mais revenons un peu à la photo de nos « croisés ». Nous voyons derrière le groupe, à droite, un autre petit bâtiment d’un seul étage. C’est celui du commerce de bicyclettes des frères Desrochers dont on retrouve une photo de l’intérieur, dans le reportage sur une page de mon blogue traitant de l’histoire du quartier.

C’est l’histoire qui défile sous nos yeux !

(photo : BAnQ Fonds Conrad Poirier)

(photo : BAnQ Fonds Conrad Poirier)

 

Pour la troisième période des annales de notre vieille église, on se retrouve en 1955 au moment où le Cardinal Léger vient célébrer la Fête-Dieu chez les Pères sur le parvis de l’église. Cette fête a toujours été inscrite au programme de la paroisse et son déroulement était toujours prétexte à des décors et un faste tout à fait à la hauteur de l’esprit religieux qui animait la société montréalaise à cette époque.

(photo : archives des Pères du Très-Saint-Sacrement)

(photo : archives des Pères du Très-Saint-Sacrement)

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