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Dernier droit pour la pétition sur les passages à niveau

Politique, Transport
Félix Gravel insiste pour dire qu’il est temps d’arrêter de penser que c’est « une fatalité d’avoir des frontières urbaines » qui enclavent les quartiers et forcent piétons et cyclistes à faire de longs détours ou à emprunter des passages non balisés, au risque de s’exposer à des amendes salées de la police privée des compagnies ferroviaires. (photo d’archives : Simon Van Vliet)

Il ne reste plus que quelques heures pour signer la pétition sur les passages à niveau initiée par le Conseil régionale de l’environnement (CRE) de Montréal.

À 24 heures de la f!!!!ermeture de la pétition, parrainée par la députée néodémocrate de Laurier-Ste-Marie Hélène Laverdière, un peu plus de 2000 personnes ont signé la pétition à l’échelle de pays, dont plus de 1800 au Québec.

Pour l’instigateur de la pétition, Félix Gravel, ce nombre témoigne d’un intérêt pour ce dossier qui fait du surplace depuis trop longtemps. D’autant plus que, contrairement aux pétitions en ligne sur des sites comme Avaaz ou Change.org, les pétitions sur le site du gouvernement fédéral tendent à ne pas créer d’effet d’entrainement, parce que les signatures n’y sont pas visibles et que les options de partage sur les réseaux sociaux n’y sont pas intégrées.

Ouvrir les frontières urbaines

Le directeur adjoint du CRE Montréal et cofondateur du Collectif pour la traverse des voies ferrées a initié en août dernier la pétition pour changer la Loi sur les compagnies ferroviaires qui demande au ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, de « décloisonner les voies ferrées par l’implantation de passages à niveau, et des passerelles facilitant le transport actif, balisés et sécurisés ».

Félix Gravel insiste pour dire qu’il est temps d’arrêter de penser que c’est « une fatalité d’avoir des frontières urbaines » qui enclavent les quartiers et forcent piétons et cyclistes à faire de longs détours ou à emprunter des passages non balisés, au risque de s’exposer à des amendes salées de la police privée des compagnies ferroviaires. Les passages à niveaux sont la solution la plus simple à implanter en milieu urbain, insiste-t-il en soulignant que ce modèle est « facilement répliquable » partout à travers le pays.

Des réponses en 2018?

La pétition sera déposée en chambre par Hélène Laverdière au début 2018, indique-t-on au bureau de la députée.

Bien que le nombre de signatures puisse paraître peu élevé, ce dépôt de pétition contribuera à maintenir la pression sur le ministre Garneau, estime le conseiller de Ville du district Mile End, Richard Ryan, qui rappelle que cette nouvelle pétition s’inscrit dans la continuité d’une mobilisation des acteurs politiques à tous les niveaux de gouvernement dans Rosemont et sur le Plateau, ainsi qu’à de nombreuses campagnes et actions de la société civile.

Si tous ces efforts se sont jusqu’ici butés à une fin de non-recevoir, tant de la part du CP que du ministre Garneau qui a fait preuve de peu d’ouverture depuis qu’il a hérité du portefeuille des transports en 2015, l’année 2018 pourrait voir les premiers développements dans le dossier depuis des années.

En effet, alors que les négociations infructueuses entre la Ville de Montréal et le CP doivent être portées en arbitrage devant l’Office des transports du Canada dans les prochains mois, le comité d’examen de la Loi sur la sécurité ferroviaire doit déposer un rapport au ministre Garneau au printemps prochain.

« On demande plus de liens interquartiers », fait valoir Félix Gravel qui espère que la pétition forcera le comité d’examen à inclure cette préoccupation dans son rapport.

« Notre revendication demeure la même », indique pour sa part Richard Ryan qui dit espérer que l’Office des transports du Canada donne raison à la Ville de Montréal, forçant ainsi le ministre à reconnaître le bien-fondé des demandes répétées de création de passages à niveau, notamment entre le Mile-End et La Petite-Patrie.

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