Publicité

Les Hommes en Action vous souhaitent Bonne Année 2018 !

Vie de quartier, Commandité

Pour certains, le début d’une nouvelle année est synonyme de prise de résolutions. Perdre du poids, arrêter de fumer, économiser davantage… Mais d’où vient cette tradition de prendre des résolutions ?

Les origines pourraient remonter aussi loin que 2000 ans avant Jésus-Christ, alors que le nouvel an correspondait à l’équinoxe du printemps, soit au moment de semer les champs. Les Babyloniens en profitaient pour faire quelques promesses aux dieux; s’ils tenaient leurs promesses, les dieux ne leur en voudraient pas et ils pourraient avoir une meilleure récolte.

Monnaie romaine représentant Janus, un dieu à deux visages, l’un qui regarde le futur et l’autre, le passé.

En 46 av. J.-C., Jules César instaure le calendrier julien, faisant de janvier le premier mois de l’année. Le mot « janvier » tire son origine du dieu Janus, dieu à deux visages qui regarde à la fois vers l’avant et vers l’arrière. Puis au Moyen-Âge, un nouveau calendrier fait son apparition, le grégorien, notre calendrier d’aujourd’hui. Toutefois, le passage de l’un à l’autre ne s’est pas fait sans confusion.

Entre les deux calendriers…

En 1582, aussi étrange que cela puisse paraître, les Français se couchent le dimanche 9 décembre… pour se réveiller le lundi 20 décembre! Comment cela se fait-il?

Jules César, mauvais astronome, avait calculé que l’année comptait 365,25 jours, alors qu’elle n’en compte en réalité que 365,2422. Une différence infime qui, au cours des siècles, fait décaler le calendrier julien par rapport à l’année solaire. Lorsque Grégoire XIII est élu Pape en 1572, on observe l’équinoxe le 11 mars, et non le 21 mars comme prévu par le calendrier… À continuer comme cela, on finira par célébrer Pâques en plein été! Il fallait remédier à ce désordre.

En 1577, Grégoire XIII réunit une commission d’astronomes et de mathématiciens pour mettre au point un nouveau calendrier en 1582. Grâce à la suppression de certaines années bissextiles, la dérive entre le calendrier et l’année réelle ne sera plus que de deux jours tous les 10 000 ans, un décalage jugé acceptable. En 1582, le Pape ampute le mois d’octobre de 10 jours. Cette même année, des pays catholiques, le Portugal, l’Espagne et l’Italie acceptent le calendrier grégorien chacun leur tour, mais d’autres pays mettent plus de temps à suivre. La France traîne un peu des pieds mais finit par se plier à la décision du Pape avec deux mois de retard, en décembre 1582.

 

L’adoption du calendrier grégorien par une succession de pays en Europe et ailleurs. (Graphique : Ann Mitchell)

Pendant quelques siècles, l’Europe vit donc avec deux calendriers, au prix d’une vaste cacophonie: certaines années, on prépare le poisson du Carême dans un pays au moment où les voisins catholiques sortent du four l’agneau pascal et fêtent Noël avec dix jours d’écart. Si l’on ajoute que l’année commence le 1er janvier pour certains, le 25 mars pour d’autres, on imagine le casse-tête qui s’en suit.

Au fil des ans, le calendrier grégorien s’impose dans toute l’Europe. Mais on doit attendre 1752 pour que la réforme soit appliquée en Angleterre où la population en colère réclame « qu’on lui rende ses jours »! Au fil des siècles, la plupart des pays extra-européens suivent le mouvement.

Aujourd’hui, le calendrier grégorien est devenu le calendrier international de référence. Même si certains habitants britanniques de la petite île de Foula, dans les Shetlands, continuent à fêter Noël le 6 janvier…

Ce passage entre ces deux calendriers touche également notre histoire. Lors de la fondation de la Nouvelle-France (24 juillet 1534), la France et ses possessions utilisaient encore le calendrier julien; il faudra attendre 1582 pour qu’il soit remplacé par le calendrier grégorien.  (Photo : histoire-du-quebec.ca/)

Bonne année!

Avec tout ça, voici mes résolutions pour 2018 : accomplir mes résolutions de 2017, ce que j’étais supposé faire en 2016 car je les avais promises en 2015 et même planifiées en 2014. Et vous?

Cet hiver, nous vous invitons à découvrir notre projet au Centre du Plateau situé au 2275, boul. Saint-Joseph Est (angle Fullum), Montréal. Passez nous voir les lundis après-midi et les jeudis matin et proposez-nous vos idées!

Consultez nos activités en suivant ce lien:

http://centreduplateau.qc.ca/50-ans-actifs/hommes-en-action/projets-et-activites/

Bonne et heureuse année à tous!

Dominique Lévesque

Animateur projet HOMMES EN ACTION

514 872-6830

[email protected]

Vos commentaires
loading...