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Une promenade dans le Petit Laurier, 2 de 2

Histoire
Secteur du chalet nouvellement aménagé où les flâneurs peuvent consulter le monde entier, depuis leur petit téléphone, grâce à la zone wi-fi offerte par l’endroit. Cet aménagement jumelé à celui de la Place du Côteau-Saint-Louis fait en sorte que la rue Laurier s’est métamorphosée. (photo Ville de Montréal)

Je vous propose ici certains commentaires que j’avais préparés afin d’accompagner la visite de ce coin du quartier dans le cadre des tournées historiques et culturelles offertes par notre société d’histoire dans le cadre des activités entourant le 375ème anniversaire de Montréal. Nous avons réalisé ce projet en collaboration avec l’organisme “Mémoire du Mile-End” qui présentait quant à lui la partie ouest du quartier.

Cette semaine, nous poursuivons notre balade depuis le parc Sir Wilfrid Laurier, ou nous avons terminé celle de la semaine passée.

Secteur du chalet nouvellement aménagé où les flâneurs peuvent consulter le monde entier, depuis leur petit téléphone, grâce à la zone wi-fi offerte par l’endroit. Cet aménagement jumelé à celui de la Place du Côteau-Saint-Louis fait en sorte que la rue Laurier s’est métamorphosée. (photo Ville de Montréal)

Ce parc a miraculeusement échappé aux mutilations que l’on prévoyait y faire afin de réunir les tronçons nord et sud de l’avenue Christophe-Colomb. C’est l’échevin Jos. Marie Savignac, aussi président du comité exécutif de la Ville de Montréal pendant de nombreuses années, qui le sauvera; tout comme pour le boulevard Saint-Joseph, dont il préservera farouchement le magnifique mail central tout en verdure.  Malheureusement ce dernier disparaîtra en même temps que Monsieur Savignac prendra sa retraite de la vie politique en 1961.

Joseph-Marie Savignac, homme politique du quartier Saint-Denis et de Montréal. (Photo: archives de la Ville de Montréal)

Le mail central du boulevard Saint-Joseph. (Photo: archives de la Ville de Montréal VM094-Y-1-17-D0164)

Un autre «monument social» très important du quartier est l’école supérieure Saint-Stanislas (ESSS) et son fameux corps de cadets et  ses clairons et  tambours:  les “Rytmiks”.  Cette école des Frères de l’Instruction chrétienne aura un rayonnement important dans le quartier.  L’édifice est aujourd’hui un très bel exemple de recyclage vers un usage résidentiel.  Le paysage architectural  du secteur n’est aucunement dérangé par une telle intervention, au grand bénéfice de son voisinage.

L’École Supérieure Saint-Stanislas. (Photo: archives des Frères de l’Instruction chrétienne)

Le carrefour Chambord- Laurier est un point chaud du quartier et l’activité commerciale est très forte.  La force d’attraction de la rue tient dans le fait qu’on y retrouve des commerces dits de proximité qui font la joie des résidants.  C’est le royaume des commerces de bouche.  Cet aspect est d’ailleurs un des points forts du Plateau Mont-Royal et ce, pour l’ensemble de ses rues commerciales.

Un petit détour vers Saint-Joseph pour admirer l’église de Saint-Stanislas-de-Kostka , l’Académie des Saints-Anges et le commerce du couvreur E. Lefrançois, sur la rue Chambord, qui oeuvra sur le recouvrement des clochers de l’église.

Église Saint-Stanislas-de-Kostka 1929 (Photo: BAnQ  P74851P1498)

Nous retournons vers Laurier en empruntant la rue Garnier où nous croisons à nouveau le chemin du Frère André qui y visite régulièrement la Famille Boileau dont la compagnie de construction s’occupe de l’édification de l’Oratoire Saint-Joseph.  L’ampleur du projet et la complexité de la coordination des travaux aura raison de cette entreprise qui  fera faillite avec les travaux de maçonnerie de l’immense édifice et les difficultés rencontrées lors de la construction de l’église Saint-Jean-Berchmans, un peu plus au nord, dans Rosemont.  L’entreprise Boileau est aussi responsable de la construction de l’église Saint-Stanislas.

Le Saint Frère André; un visiteur assidu de la rue Garnier (Source: Musée Canadien des civilisations)

Nous retrouvons l’avenue Laurier et la salle de loisirs Saint-Stanislas, endroit mythique du quartier.  Un endroit  fournisseur de souvenirs impérissables pour des milliers d’enfants, avec les “p’tites vues du samedi”; les jeux animés par Pierre Décarie, dont tous les anciens participants se souviennent; et aussi sa salle de quilles au sous-sol.

Le reste de la promenade nous permettra d’apprécier le caractère de cette rue du quartier qui symbolise parfaitement la vitalité et le dynamisme des jeunes résidants du Plateau Mont-Royal.

Si le coeur vous en dit, vous pouvez poursuivre votre balade jusqu’à la rue De Lorimier afin de jeter un coup d’oeil au parc du même nom et également d’admirer l’église de Saint-Pierre-Claver, une autre oeuvre de Jos. Venne et de Joseph-Omer Marchand.

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