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Syli d’Or : une vitrine sur les musiques du monde

Culture
Basé sur le Plateau, l’organisme qui est à l’origine du Festival Nuits d’Afrique se spécialise depuis plus de 30 ans dans les musiques d’ascendance africaine, mais offre également un tremplin aux musiques du monde d’ici et d’ailleurs. (photo de courtoisie des Productions Nuits d’Afrique)

La douzième édition des Syli d’Or prend son envol cette semaine. Du 13 février au 26 avril, une série de 22 concerts gratuits aura lieu au Club Ballatou.

Les concerts-vitrines, organisés dans le cadre de la programmation à l’année des Productions Nuits d’Afrique, mettent en vedette 36 artistes émergents originaires de 25 pays différents.

Vitrine sur le monde

« On en a qui viennent du Magrheb, d’autres qui sont d’origine d’Afrique de l’Ouest, d’autres qui sont d’origine latino; il y a beaucoup de gens qui viennent d’Haïti », explique Moïse Michaut, stagiaire en communications et relations médias aux Productions Nuits d’Afrique.

Basé sur le Plateau, l’organisme qui est à l’origine du Festival Nuits d’Afrique se spécialise depuis plus de 30 ans dans les musiques d’ascendance africaine, mais offre également un tremplin aux musiques du monde d’ici et d’ailleurs.

La série de concerts des Syli d’Or s’inscrit dans cette volonté de « promouvoir tous les styles musicaux et toute la richesse que Montréal, et le Québec, a au niveau musical », indique Moïse Michaut.

L’objectif des Syli d’Or est donc d’abord de mettre en valeur les talents émergents en musiques du monde, qui malgré leur travail prolifique peinent parfois à se faire une place sur la scène musicale du Québec. Il suffit pour s’en convaincre de voir à quel point les artistes de couleur (ou non-francophones) sont sous-représentés, tant au Gala de l’ADISQ qu’au Gala alternatif de la musique indépendante du Québec (GAMIQ) qui prétend pourtant célébrer la différence musicale.

Impliquer le public

À cet objectif central de promotion et de reconnaissance de la musique d’ici aux accents d’ailleurs se greffe un objectif de développement de public.

C’est pourquoi la sélection des finalistes au concours des Syli d’Or est réalisée à partir des votes du public lors de chacun des concerts-vitrines. « Les deux artistes ne sont pas en compétition [directe] », précise Moïse Michaut qui explique que les neuf demi-finalistes sont sélectionnés en fonction du nombre total de coups de cœur du public obtenus au terme de la série de 22 spectacles.

Lors des demi-finales qui auront lieu les 17, 18 et 19 avril au Balattou, le vote du public viendra pondérer le vote d’un jury professionnel. Les trois groupes finalistes auront ensuite une dernière chance de convaincre le public et le jury lors d’une soirée de gala qui aura lieu le 26 avril au Théâtre Fairmount.

Les demi-finalistes, finalistes et les groupes lauréats des Syli d’Or se partageront 45 000 $ en prix offerts par divers partenaires.

Parmi les partenaires officiels de l’événement, on retrouve notamment Diversité artistique Montréal qui s’affaire depuis plus de dix ans à soutenir les artistes issus de l’immigration ou appartenant à des minorités culturelles.

À l’exception du gala du 26 avril, pour lequel il faut se procurer des billets à l’avance, tous les spectacles des Sly D’Or sont gratuits et ouverts au public.

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