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Protéger le mont Royal à l’aide de services aux citoyens

Environnement
Les revenus engendrés par les services offerts aux citoyens permettent aux Amis de la montagne de protéger le parc du mont Royal. (Crédit photo : mat277/Shutterstock)

C’est grosso modo la méthode utilisée par Les amis de la montagne, qui travaillent en collaboration avec la Ville de Montréal à préserver le parc construit en 1876 par l’architecte paysagiste Frederick Law Olmsted.

Cours de ski de fond, location d’équipement sportif, camps de jour, services de restauration : Les amis de la montagne s’adonnent continuellement à des séances de remue-méninges pour diversifier les services offerts aux citoyens sur le « poumon vert » de la métropole. C’est que les visiteurs jouent un grand rôle dans la préservation du site de 210 hectares. «Tous les fonds recueillis par ces moyens sont réinvestis dans le parc et sur la montagne», a-t-on pu apprendre mardi lors d’un webinaire sur la gouvernance des parcs animé par Pierre-Paul Savignac, chef de division au Bureau du Mont-Royal de la Ville de Montréal et par la directrice générale adjointe des Amis de la montagne, Hélène Panaïoti.

D’ailleurs, celle-ci a indiqué que plus de 60 % des revenus de l’organisme proviennent des activités tarifées pour l’année 2017-2018. Des fonds qui permettent de mettre sur pied des patrouilles de sensibilisation, de préserver le milieu naturel, de contrôler les plantes envahissantes ou encore de procéder à la renaturalisation de certains sentiers.

De quoi rassurer les citoyens qui craignent les dommages engendrés par les 5 millions de visiteurs annuel. Dans un document intitulé Le mont Royal, une richesse collective 13, publié l’an dernier, l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) faisait état des orientations qui ont été dégagées de façon récurrente par les citoyens lors de 11 consultations portant sur des projets situés dans l’arrondissement historique et naturel du mont Royal. Parmi les messages dominants envoyés par le public, on comptait l’idée que «le mont Royal est fragile, et constamment menacé de dégradation» et que «la capacité limite de la montagne à recevoir de nouveaux développements est atteinte ou en voie de l’être».

Un site convoité

En outre, malgré leur volonté de diversifier l’offre de services, les parties prenantes ne cachent pas qu’elles doivent quelque peu limiter le désir des visiteurs à «s’approprier ce lieu exceptionnel pour des réunions collectives». « Un des grands défis pour ce parc est de faire des choix quant à ce qu’on accueille et ce qu’on encourage comme activités, et qu’il n’y ait pas de conflits d’usage qui seraient nuisibles aux milieux naturels, aux écosystèmes et aux autres habitants de la montagne», a précisé Mme Panaïoti.

Rappelons qu’en 2016, la Ville de Montréal avait été obligée de déployer des forces policières sur le mont Royal en raison d’une envolée de lanternes planifiée sans autorisation, à laquelle comptaient participer des milliers de Montréalais. «Les activités doivent s’adapter aux caractéristiques particulières du mont Royal et non l’inverse, a ajouté Pierre-Paul Savignac. Il faut que les activités et les événements soient possibles dans un contexte très fragile».

Ainsi, pour Les amis de la montagne, la Ville de Montréal et La table de concertation du Mont-Royal, la protection du site passe par une gouvernance collaborative… et à coup de services aux citoyens. L’art de faire d’une pierre deux coups !

D’autres webinaires (conférences web) sur les parcs se tiendront dans les prochains mois: https://parkpeople.ca/webinaires

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