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Nadia Duguay : d’Exeko à l’UNESCO et maintenant Fellow

Éducation
Exeko
Nadia Duguay a cofondé l’ organisme d’innovation sociale Exeko il y a 12 ans. (Photo : Courtoisie – Sylviane Robini)

Après avoir été élue au comité exécutif de la Commission canadienne de l’UNESCO, la cofondatrice et codirectrice générale de l’organisme d’innovation sociale Exeko, Nadia Duguay, poursuit sa belle lancée et devient Fellow pour Community Knowledge Exchange (CKX).

Sa nomination lui permettra de renforcer son travail visant à faire avancer la cause de l’inclusion sociale au Canada.

« Les Fellowship sont moins connus au Québec. Il n’y a pas de traduction littéraire. Pour ma part, je traduis ça comme une bourse de recherche-action, qui n’est pas uniquement destinée à des chercheurs académiques, et qui vise à donner un nouveau souffle à des parcours d’engagement », explique Nadia Duguay.

Faire avancer la cause de l’inclusion sociale

En œuvrant à titre de Fellow au sein de CKX, une plateforme qui vise à améliorer le leadership des acteurs de changement social au Canada, la boursière compte explorer « les possibilités d’une convergence des stratégies de transformation sociale et culturelle ». « Je vais notamment regarder comment les communautés, les institutions ainsi que les organisations militantes et communautaires peuvent travailler de façon complémentaire vers un objectif commun, bien que leurs actions ne soient pas toujours ancrées dans les mêmes territoires », explique Nadia Duguay.

La codirectrice générale, qui travaille depuis 12 ans au sein d’Exeko à développer des outils pédagogiques et des projets de médiation culturelle destinés à lutter contre la « marginalisation intellectuelle », assure qu’elle continuera de se pencher sur les enjeux d’exclusions sociales et d’émancipation. « C’est vraiment en continuité avec les questions qui sont actives à Exeko, dit la cofondatrice de l’organisme situé sur le Plateau-Mont-Royal. L’idée est de prendre du temps en parallèle afin de continuer à nourrir ces réflexions en permanence. »

Dans cette optique, Nadia Duguay compte d’ailleurs réfléchir aux obstacles qui freinent les organismes dans leur travail de terrain. « L’ensemble des organisations communautaires, culturelles, éducatives et de la santé doivent consacrer un temps gigantesque à trouver les conditions idéales pour être en mesure de travailler, déplore-t-elle. La surbureaucratisation est vraiment en train de prendre le dessus sur les enjeux sur lesquels on doit s’attaquer au quotidien. »

Selon elle, la façon dont les services, les projets et les rencontres sont organisés doit être revue. « Il y a plein d’organisations qui doivent avoir des postes exclusivement dédiés à l’administration, mais n’ont pas de postes à temps plein liés à leurs projets », explique la boursière.

Avancer sans délaisser

Pour mener ses recherches à terme, Nadia Duguay délaissera son poste à Exeko pendant deux ans tout en demeurant à la direction du Laboratoire Culture inclusive de l’organisme.

Elle gardera ainsi un pied au sein de certaines activités d’Exeko, qui travaille avec les personnes à risque, en situation ou à expérience vécue d’exclusion sociale (par exemple des personnes réfugiées, personnes en situation d’itinérance, nouveaux et nouvelles arrivant. e. s) à démarginaliser leur parole dans l’espace public. « On regarde comment les institutions peuvent être elles-mêmes plus inclusives, à la fois dans leurs politiques que dans leurs pratiques sur le terrain », précise la cofondatrice.

C’est en plus de continuer à siéger au comité exécutif de la Commission canadienne pour l’UNESCO. 

La direction générale de l’organisme sera assurée par François-Xavier Michaux, également cofondateur d’Exeko, pour les deux prochaines années.

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