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Les bâtiments au coin du carré Saint-Louis devraient bientôt tomber

Immobilier, Vie de quartier
La situation actuelle des bâtiments et des alentours. Un piéton doit marcher sur la rue Saint-Denis pour continuer son chemin. (photo : Nicolas Ganzer)

L’arrondissement prend le taureau par les cornes et autorise, le cas échéant, le Service des affaires juridiques à intenter toutes les actions nécessaires pour régler une situation qui stagne à l’angle des rues Saint-Denis et du Square Saint-Louis.

L’autorisation, adoptée au conseil d’arrondissement du 3 décembre dernier, montre la volonté des élus de régler une situation dangereuse. Deux bâtiments sont concernés. Il s’agit du 3620-3622 rue Saint-Denis, qui abritait le restaurant Lafleur, et du 3626-3630 rue Saint-Denis, là où se trouvait le restaurant l’Universel. Ils devront tous deux être détruits.

« Au cours de l’année 2018, deux bâtiments situés sur la rue Saint-Denis, au nord du Square Saint-Louis, ont été touchés par un incendie : celui sis au 3626-3630, rue Saint-Denis, le 11 mars 2018, et celui sis au 3620-3622, rue Saint-Denis, le 17 septembre 2018. Malgré que des certificats d’autorisation de démolition aient été délivrés pour les deux adresses, puis que des avis et des constats d’infraction aient été envoyés, les bâtiments ne sont toujours pas démolis», peut-on lire dans le sommaire décisionnel.

En date du 7 novembre 2018, chacun des propriétaires des deux bâtiments avait reçu un constat d’infraction avec un délai pour effectuer la démolition et sécuriser les lieux par la suite, ajoute-t-on dans le document.

À l’heure actuelle, seules quelques barrières, situées à trois mètres des murs du 3620-3622 rue Saint-Denis, servent de protection pour les passants. Il suffit de lever un peu les yeux pour apercevoir l’ampleur des dégâts. Le toit de ce bâtiment s’est complètement effondré lors de l’incendie du mardi 18 septembre 2018 et les briques des fenêtres restantes paraissent instables.

Du côté du 3626-3630 rue Saint-Denis, c’est également un incendie, plus tôt cette année, qui a ravagé le bâtiment.

Le toit est intact, cependant les grands panneaux de bois qui ont été posés autour bloquent complètement le trottoir, obligeant les piétons à passer dans la rue malgré la présence de nombreuses voitures sur cette artère très passante.

Le groupe Twitter Plateau Mont-Royal faisait d’ailleurs part de son inquiétude dans un message posté le 14 novembre : « (…) il n’y a aucune protection pour les piétons côté rue Saint-Denis, c’est très dangereux. »

Les propriétaires devront agir

Le propriétaire du 3626-3630 a reçu une autorisation de démolition le 24 avril 2018. Depuis, il a également reçu deux avis le 21 septembre et le 23 octobre et finalement un constat d’infraction. En fouillant sur le site shouldyourent.com (louer ou pas), qui permet de noter son propriétaire, trois commentaires apparaissent à cette adresse.

Tous mettent la même note de 1 sur 5. Ils parlent notamment des conditions de délabrement du bâtiment, ainsi que de la présence de souris, par exemple. Des commentaires à prendre avec des pincettes, mais qui tend à prouver un certain laisser-aller de la part du propriétaire. Notre tentative de rentrer en contact avec ce dernier pour avoir son point de vue sur la situation n’a pas abouti.

Les deux propriétaires devront prendre les avertissements au sérieux avant de forcer la ville à agir devant les tribunaux. L’actuel permis d’occupation temporaire du domaine public du 3620-3622 , qui permet la pose des barrières de protection, a été délivré le 1er décembre et sera valide jusqu’à 10 janvier 2019.

Le bâtiment se situant aux 369-373 rue du square Saint-Louis avait également été touché par l’incendie du 3620-3622, de manière plus minime. Il est actuellement en travaux, notamment pour remplacer les enduits existants. Sur le permis de transformation affiché sur place, il est bien noté que sa structure est intacte, même si quelques barrières de sécurité sont présentes.

À savoir si l’arrondissement aura recours à une injonction, Sébastien Parent-Durand, directeur du cabinet du Plateau-Mont-Royal, mentionne que les élus ne commentent pas les dossiers judiciarisés. Même son de cloche du côté de Catherine Piazzon, chargée de communication de l’arrondissement, qui précise que les détails de la résolution qui se trouvent dans le sommaire décisionnel du conseil sont suffisants et que l’arrondissement n’a pas d’autres commentaires à faire pour l’instant.

 

 

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