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Chiens, GES et artistes s’invitent au conseil d’arrondissement

Politique, Vie de quartier
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Le conseil d’arrondissement du mois de décembre a été beaucoup plus calme que les deux précédents, avec des questions portant sur la piste cyclable quatre saisons de la rue Clark, la protection des ateliers d’artistes du quartier et l’aménagement d’un parc à chiens. (photo : Lindsay-Anne Prévost)

Après deux conseils marqués par des débats polarisés sur les futures limitations Airbnb et l’arrivée du centre de jour La Porte Ouverte, une accalmie a finalement régné sur le conseil d’arrondissement du mois de décembre du Plateau-Mont-Royal.

Le maire de l’arrondissement, Luc Ferrandez, a ouvert la séance en saluant la mobilisation citoyenne pour une meilleure politique environnementale qui prend d’assaut le Québec depuis début novembre.

Dans le même esprit, sa prise de parole s’est poursuivie par un débat sur la piste cyclable bidirectionnelle de la rue Clark, entre l’avenue Laurier et la rue de l’Arcade. En juin dernier, la Ville de Montréal a entrepris d’y aménager un terre-plein en béton afin d’en faire une piste quatre saisons. Cependant, les résidents craignent que les enfants qui doivent traverser la piste cyclable pour monter dans l’autobus scolaire ne se fassent heurter par un cycliste.

« Tout a été mis de côté pour laisser place aux vélos », a déploré un citoyen. 

Le maire a réitéré la nécessité de travailler sur l’aménagement des rues, considérant que 50 % des gaz à effet de serre découlent des automobilistes. « Les mesures s’en viennent partout au Québec, et à Montréal en particulier, pour réduire la place de la voiture. Tout le monde va devoir contribuer à cet effort-là », a souligné Luc Ferrandez.

Celui-ci a admis qu’il est « légitime » de demander une étude sur l’impact de l’aménagement.

« Il va falloir qu’on l’étudie en détail », a tranché le maire. Pour régler le conflit, M. Ferrandez a lancé l’idée d’aménager des débarcadères pour les écoliers et pour les usagers du transport adapté.

Pour une meilleure protection des ateliers d’artistes

Avec la spéculation, les ateliers d’artistes sont-ils voués à disparaître sur le Plateau-Mont-Royal ? Simon Lachapelle, un artiste du quartier, s’est présenté auprès de l’arrondissement pour faire valoir son inquiétude. 

C’est que les créateurs et petites entreprises logés à l’Édifice Cadbury, situé à l’angle des rues Masson et de Lorimier, devront subir une augmentation mensuelle oscillant entre 300 à 500 $ suite à un changement de propriétaire.

Le conseiller de ville du Mile-End, Richard Ryan, s’est dit préoccupé par la situation. « Quand la production culturelle et la création disparaissent des quartiers centraux des villes, c’est tout un pan [de diffusion] qui disparaît », a-t-il fait valoir.

Selon ses dires, les mêmes craintes ont eu lieu dans le Mile-End, connu pour regorger de collectifs d’artistes. Par le passé, l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal a cherché, avec un succès mitigé, à protéger les ateliers d’artistes du secteur Saint-Viateur Est.

Toutefois, pour ce qui est de l’Édifice Cadbury, il semble plus difficile d’intervenir puisque le nouveau propriétaire agit conformément à ses droits jusqu’à ce jour.

« Pour l’instant, nous n’y pouvons pas grand-chose, mais nous pourrons essayer de voir ce qu’on peut faire dans le cadre du développement Plateau Est », a indiqué Richard Ryan en précisant que des situations similaires se produisent dans le secteur Bellechasse ainsi que dans le Mile-Ex, dans l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie.

D’ailleurs, le conseiller rencontrera prochainement sa collègue de Rosemont, la conseillère Christine Gosselin, pour se pencher sur la problématique.

Un nouveau parc à chiens prochainement ?

Les propriétaires de chiens seront heureux d’apprendre que l’arrondissement se penchera sur l’aménagement d’un parc à chiens clôturé dans le quartier. Une résidente a assisté au conseil pour refaire valoir une pétition de 550 signataires en faveur de ce type d’aménagement dans Jeanne-Mance.

Le conseiller de ville, Alex Norris, a lancé l’idée que le terrain de baseball du parc Jeanne-Mance soit utilisé comme une « solution transitoire » l’hiver pour les canins.

« Au printemps, quand les joueurs de baseball remettent leur casquette, on pourrait nettoyer le terrain pour s’assurer qu’il soit propre, a suggéré le conseiller. Nous serions prêts à faire une petite association de propriétaires de chiens, qui en serait responsable. »

Or, Luc Ferrandez a vite repris la parole pour rappeler que les joueurs de baseball du parc ont exercé de fortes pressions à maintes reprises pour récupérer le terrain. Ainsi, face aux différents usages réclamés par les citoyens, l’arrondissement a décidé d’opter pour une consultation publique afin de décider du futur du parc Jeanne-Mance.

« C’est avec cet outil qu’on va décider comment on gère le conflit entre les gens qui demandent un terrain de baseball, un parc à chiens, un terrain de basketball, etc. », a expliqué Luc Ferrandez.

Le maire admet toutefois qu’un troisième parc serait fort apprécié et utile pour les pitous de l’arrondissement. « Où va-t-on le mettre ? C’est la question à 100 piastres », a-t-il conclu.


Il est possible de consulter en ligne les sommaires décisionnels de la séance ordinaire du conseil. La Webdiffusion des séances est également archivée sur le site de WEBTV.

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