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Djely Tapa lance son premier album solo

Culture, Vie de quartier
L’artiste Djely Tapa (photo : courtoisie)

La chanteuse donnera le coup d’envoi de son premier album « Barokan » dans l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal ce vendredi 18 janvier à 20 h au Ministère, situé au croisement de l’avenue du Mont-Royal et du boulevard Saint-Laurent.

L’album, écrit et composé par Djely Tapa, comporte 11 chansons où se mélangent des sonorités sahéliennes, blues et électro. L’artiste a d’ailleurs travaillé avec un grand nom de la scène électro actuelle. En effet, le disque a été produit et réalisé par Caleb Rimtobaye, plus connu sous le nom d’Afrotonix. Ce dernier a raflé pas moins de quatre récompenses aux dernières All Africa Music Awards (AFRIMA).

Djely Tapa est une habituée des scènes montréalaises. Elle a fait plusieurs apparitions au Festival international de Jazz avec Afrikana Soul Sister, groupe dont fait partie la chanteuse. Elle a également participé aux Francofolies, au Festival international Nuit d’Afrique, et dernièrement, elle était sur la scène du Vieux-Port pour célébrer le passage à la nouvelle année, le 31 décembre dernier, où elle a chanté devant plus de 170 000 personnes, raconte-t-elle.

Pourtant, cet album a une saveur particulière pour la native du Mali.

« Je suis un tout petit peu fébrile, car malgré que cela fait quelques années que les gens me voient sur scène, c’est la toute première fois que je vais m’exprimer avec un album. Faire un concert pour moi, ce n’est pas un problème, je l’ai toujours fait, mais montrer le travail sur un CD, c’est sûr que cela me donne beaucoup plus d’émotions », explique la chanteuse.

Un son Canado-Africain

Arrivée au Canada il y a 14 ans, elle voulait que son album soit une réunification de son passé en Afrique et de son évolution musicale depuis son arrivée.

« En tant qu’artiste, pendant tout mon cheminement sur le plan musical ici au Canada, c’est comme si je me préparais à cet album. Quand le moment est venu de l’enregistrer, avec Caleb Rimtobaye, le chemin était déjà tracé. Je savais déjà ce que je voulais, les thèmes que je voulais traiter dedans. Je savais où je m’en allais. »

L’album mélange le son de ses ancêtres avec des touches de jazz, de blues et d’électro. De ses propres mots, elle veut qu’en écoutant ses musiques, chacun puisse s’évader dans son propre univers, vers le futur.

« Je demanderais à toutes personnes qui écoutent l’album de ne pas écouter les paroles. Juste de fermer les yeux, d’ouvrir son cœur et de se concentrer sur les intonations et les mots. […] Je suis sûre et certaine qu’à chaque fois que vous vous laisserez vraiment aller, même sans comprendre, vous allez sentir l’essentiel de la chanson. »

Vidéo du premier titre de l’album :

Des racines ancrées dans la musique

Les thèmes abordés dans ce premier album sont très divers. Djely parle de la femme, de l’africanité, de la beauté. Elle évoque également ses racines, ses croyances et sa spiritualité. Ou encore des thématiques comme celle de l’eau, une ressource qui manquait dans son pays d’origine, alors qu’ici il y a abondance et que c’est disponible pour tous et toutes.« Ces thèmes-là se rejoignent vers l’humain. Le lien de l’humain avec la nature, de se connecter avec soi-même. »

À l’origine, un Djely, aussi appelé un griot, est une personne importante dans une communauté. Il officie en tant que communicateur officiel dans les pays de l’Afrique de l’Ouest. Ce nom a une signification très importante pour la chanteuse.

« Djely, littéralement on va le traduire par “sang”. Pour nous, c’est comme le sang dans le corps humain, le rôle du Djely, c’est le sang du corps social. »

Le concert est organisé par les Productions des Nuits d’Afrique et Djely Tapa a hâte de montrer sa création.

« Avec cet album, je veux ouvrir la porte au Canada et à Montréal à la musique afrodescendante, pour qu’elle puisse prendre plus de place ici. »

 

Pour en savoir plus sur l’événement de vendredi :

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