Publicité

Médiation pour mieux cohabiter sur le Plateau

Vie de quartier
« Si un itinérant choisit un spot précis, c’est parce qu’il y a quelque chose qui lui sert ». On parle par exemple d’un toit qui le protège de la pluie, une entrée qui lui permet de trouver une « place plus confortable » pour la nuit. « On essaie de faire comprendre aux citoyens du quartier que ces gens ne sont pas là par choix, mais par survie » appuie Pierre-Philippe Monette. (photo: Simon Van Vliet)
« Si un itinérant choisit un spot précis, c’est parce qu’il y a quelque chose qui lui sert ». On parle par exemple d’un toit qui le protège de la pluie, une entrée qui lui permet de trouver une « place plus confortable » pour la nuit. « On essaie de faire comprendre aux citoyens du quartier que ces gens ne sont pas là par choix, mais par survie » appuie Pierre-Philippe Monette. (photo: Simon Van Vliet)

Alors que l’itinérance augmente sur le Plateau, l’organisme Plein Milieu tente de favoriser la cohabitation entre les personnes sans-abri, les commerçants et les citoyens.

Aider tous les acteurs du Plateau à vivre en harmonie, c’est le but de la médiation. Un service offert « depuis au moins huit ans », mais qui compte sur des intervenants à plein temps en médiation depuis l’été dernier, explique Pierre-Philippe Monette, lui-même intervenant en médiation sociale chez Plein Milieu. Une façon de jeter des ponts et surtout, de déconstruire les malaises qui se créent parfois entre les commerçants, les résidents et les itinérants, explique l’intervenant.

Une intervention pour le long terme

Alors que certaines personnes en situation d’itinérance trouvent parfois refuge la nuit dans des entrées de commerces, la situation de malaise se présente. Souvent le matin lorsque le commerçant arrive et se trouve face à quelqu’un qui vit dans la rue, le dialogue peut être fermé entre les deux individus. Travaillant sur le terrain, les intervenants en médiation permettent d’instaurer un dialogue, mais surtout de faire comprendre la réalité de l’itinérance.

Comme l’explique M. Monette, « si un itinérant choisit un spot précis, c’est parce qu’il y a quelque chose qui lui sert ». On parle par exemple d’un toit qui le protège de la pluie ou d’une entrée qui lui permet de trouver une « place plus confortable » pour la nuit. « On essaie de faire comprendre aux citoyens du quartier que ces gens ne sont pas là par choix, mais par survie » appuie Pierre-Philippe Monette. Il arrive également que des utilisateurs de drogue laissent derrière eux des seringues. Toujours dans le but d’aider, les intervenants peuvent également faire une petite formation sur le ramassage sécuritaire des seringues.

« Ces gens appellent parfois la police pour régler un problème que la médiation pourrait arranger », explique M. Monette. Mais ces appels ne règlent pas tous les cas. C’est ici que la médiation sociale permet de « régler la situation sur le long terme » continue-t-il.

Outiller commerçants et résidents pour de bonnes relations

Ainsi, en discutant, en ciblant les points de malaises, la médiation permet à tous de comprendre que le dialogue peut régler des situations et même créer une relation entre les personnes itinérantes, les commerçants et les résidents. L’exemple donné par l’intervenant serait donc qu’un commerçant laisse une personne en situation d’itinérance dormir dans l’entrée de son magasin à condition que cette dernière parte avant l’ouverture du commerce tout en ramassant ses déchets et en laissant la place propre.

Si les médiateurs de l’organisme ne peuvent se déplacer rapidement, M. Monette rappelle que, pour des situations d’urgences, il faut appeler la police.

Comme le précise l’intervenant, le début du printemps est la période où la médiation sera importante pour une cohabitation agréable pour tous. Si l’organisme communautaire du Plateau se déplace et fait connaître son service de médiation en faisant le tour des commerces du quartier, il est difficile pour Pierre-Philippe Monette, seul au poste d’intervenant en médiation à ce jour, d’aller également à la rencontre des habitants. Résident et commerçants sont invités à appeler.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la page internet de l’organisme Plein Milieu.

Pour contacter Pierre-Philippe Monette : 514-659-8484 ou [email protected]

Vos commentaires
loading...